| Ecrit par Benoit Soilly,
le 31-01-2008 23:00
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Le constructeur automobile Volvo a été reconnu responsable de la mort accidentelle de deux enfants. Ils avaient été fauchés par une conductrice en juin 1999, dont les freins de la Volvo avaient lâché. La société devra verser 200.000 euros d’amende 
L'accident a eu lieu le 17 juin 1999 (AFP)Une conductrice perd les pédales, deux enfants la vie et Volvo 200.000 euros. C’est le résumé chronologique d’un tragique accident de juin 1999 dont l‘issue du procès a été connue hier. 200.000 euros, c’est l’amende que le constructeur automobile Volvo devra payer pour avoir été reconnu responsable par le tribunal correctionnel de Saverne (Bas-Rhin) d’homicides et blessures involontaires suite à la mort de deux enfants de 9 et 10 ans, tués sur le chemin de l‘école. Le 17 juin 1999, Catherine Kohtz, enseignante de 49 ans au moment des faits, avait mortellement renversé deux enfants et grièvement blessé un troisième, au volant de sa Volvo 850 TDI break automatique, dans une rue en pente de Wasselonne (Alsace). La conductrice a toujours affirmé que les freins étaient soudainement devenus très durs, ce qui l’avait empêchée de ralentir. L’expert judiciaire lui a donné raison. Il a clairement mis en cause la défaillance du système de freinage des Volvo 850 TDI. Le pire c’est que le constructeur était bien au courant de ce problème et avait alerté ses concessionnaires sans pour autant procéder à un rappel général des véhicules.
Un verdict étrange Sur la voiture de Catherine Kohtz, la correction du défaut de fabrication avait mal été effectuée un an et demi avant le drame selon l’expert. La conductrice a elle été condamnée à six mois de prison avec sursis et à un an de suspension de permis pour les mêmes chefs d’inculpation que Volvo, ainsi que pour défaut de maîtrise de son véhicule. L’institutrice, qui affirmait rouler à 40 Km/h, n’avait pas eu le réflexe d’utiliser son frein à main ni son frein moteur. Un expert mandaté par Volvo a contredit cette thèse et expliqué que, selon ses tests, la conductrice devait rouler à une vitesse voisine de 60 kilomètres par heure. Néanmoins l’amende adressée au constructeur suédois, filiale de Ford aujourd’hui, a été supérieure de 50.000 euros à celle requise par le procureur. Chose étrange, la " cause directe " du drame a été attribuée à la conductrice alors que le tribunal avait bien établi la défaillance du système de freinage de sa Volvo. Comment s’arrêter si les freins de sa voiture ne fonctionnent pas ? Un verdict étrange donc qui partage la responsabilité du drame à tous les accusés. "J'aurai été un petit peu la victime d'une avancée technologique" a expliqué la conductrice. Les victimes, ce sont surtout les enfants fauchés ce 17 juin. Benoît SOILLY. (www.lepetitjournal.com) vendredi 1er février 2008
En savoir plus : Libération : 200.000 euros d’amende pour Volvo après un accident mortel Le Figaro : Accident mortel : Volvo condamné à 200.000 euros
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