|
Université de prestige, Plaza Mayor somptueuse... nombreux sont les arguments pour inciter les touristes à visiter Salamanque. À 200km de Madrid, cette ville est un écrin qui recèle de chefs-d’œuvre architecturaux. Escapade d’un week-end, pour le plaisir des yeux
Célèbre pour son université, Salamanque n’en est pas moins une ville où l'on peut se laisser aller à une douce oisiveté. Les rues et les places médiévales qu’elle abrite incitent à un voyage dans le temps… Un voyage au cœur d’une ville inscrite au patrimoine mondial de l’Humanité et qui a su préserver son charme d’antan. En témoigne, au nord de la ville, le pont romain datant du premier siècle.
La grenouille de la luxure Fondée en 1218, l’Université de Salamanque est une des plus anciennes d’Europe avec celles de Bologne, Paris et Oxford. Aujourd’hui, elle doit sa renommée à son ancienneté mais également au nombre d’étudiants qu’elle accueille chaque année – 30.000 – ainsi qu’à la qualité de son enseignement. Sa porte d’entrée, véritable bijou, est appréciée des connaisseurs pour les motifs en relief qui la composent. Parmi eux, la grenouille posée sur un crâne humain est devenue la masquotte de la ville : le jeu consiste à retrouver ce mystérieux motif. Symboliquement, il représente la luxure punie par la mort et à l’époque rappelait aux étudiants de travailler et de ne pas sombrer dans le péché.
Les joyaux de la vieille ville Dans le cœur historique de Salamanque, deux cathédrales sont juxtaposées l’une à l’autre - “l'ancienne cathédrale” et “la nouvelle cathédrale”. Des XIIe et XVIe siècles, ces deux édifices forment un ensemble à la fois imposant et harmonieux. En face, la Casa de las Conchas abrite derrière ses murs recouverts de coquilles Saint Jacques, la bibliothèque municipale qui jouit d’un superbe patio. Centre névralgique de la ville, la Plaza Mayor est reconnue comme l’une des plus belles places d’Espagne et d’Europe. Construite au XVIIIe siècle, elle donne ses lettres de noblesse à l’art baroque. Aujourd’hui, elle accueille les fêtes populaires et les Salmantins qui se retrouvent aux terrasses des cafés, puis la nuit venue, s’engouffrent dans les nombreux bars et discothèques qui font vibrer la place jusqu’à l’aube.
Tony MOTA. (www.lepetitjournal.com – Madrid) vendredi 1er février 2008
|