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PORTRAIT- VENG Sereyvuth, Ministre de la Culture et des Beaux Arts du Cambodge |
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| Ecrit par Marion ERAUSO,
le 31-01-2008 23:00
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A l’occasion du concert de la jeune soprano Bosbapanh, événement culturel notoire pour la capitale, le Petit Journal a eu l’opportunité de rencontrer Veng Sereyvuth, Ministre de la Culture et des Beaux Arts du Cambodge. Revenons sur le parcours de l’un des piliers de la vie politique du Royaume.
Un véritable " self made man " Veng Sereyvuth est né en 1960 à Prey Veng. Cet homme, aujourd’hui pas tout à fait comme les autres, a pourtant vécu la même histoire que bon nombre des ces co-citoyens : les bombardements américains, la période des Khmers Rouges… Il a même été cyclo-pousse, vendeur ambulant de nouilles et finalement ouvrier agricole sous les ordres des vietnamiens…C’est en 1980 que Veng Sereyvuth est sorti de l’horreur et a immigré en Nouvelle Zélande où il a été diplômé en Sciences Politiques à l’université de Wellington en 1987. En 2002, il a également étudié l’économie à Harvard. C’est en 1987 qu’il entre dans la vie politique du Cambodge en tant que Directeur du Département des Affaires Etrangères du Funcipec jusqu’en 1991. Actif au sein du parti depuis 1987, Membre du Parlement depuis une quinzaine d’années, Ministre du Tourisme de 1993 à 2004, Veng Sereyvuth est aujourd’hui Ministre de la Culture et des Beaux Arts depuis 4 mois. Cet homme, très abordable, semble être un véritable passionné de la culture khmère et réellement concerné par son rôle dans la préservation de l’identité nationale par le biais de la culture.
Son rôle de Ministre de la Culture Après le régime des Khmers Rouges, pendant lequel toutes les formes de cultures ont été anéanties, le Ministère de la Culture et des Beaux Arts a un rôle réellement prépondérant auprès de la population. Car, comme le dit Veng Sereyvuth : " Qu’est ce qui est plus important que la culture pour une société ? ". Les objectifs du Ministère sont donc de préserver et de promouvoir la culture Khmère en favorisant sa transmission, en incitant de nouveaux talents à se lancer mais surtout en la rendant accessible à tous les cambodgiens, quelque soit leur niveau de vie, mais aussi aux touristes de plus en plus nombreux au Cambodge. Effectivement, le Ministre considère la culture comme " l’esprit de tout être humain " dans le sens où elle inculque des valeurs et des croyances, le sens de la morale et surtout forge l’identité cambodgienne. Ainsi, la culture ne se résume pas à la danse ou au théâtre : il s’agit vraiment d’une forme d’éducation, d’un cadre pour la communauté cambodgienne et d’une source de mobilisation saine : La participation du peuple aux évènements culturels est toujours très importante. Pour cela, le ministère n’entend pas se contenter de promouvoir des représentations culturelles. Son rayon d’action est beaucoup plus large : de nombreux programmes scolaires sont mis en place – le Cambodge compte 5 universités dans ce domaine - et des programmes pour développer les provinces les plus reculées par le biais d’évènements culturels sont en cours.
La hausse du budget alloué à la culture par un gouvernement qui enregistre de plus en plus de recettes, le nombre croissant de réalisations cinématographiques cambodgiennes, de réels efforts pour structurer ce secteur (enseignement, promotion d’évènements, préservation des sites d’Angkor…) associés au développement exponentiel du tourisme, sont autant d’indices qui laissent penser que le rayonnement de la forte culture cambodgienne à travers le monde n’en est qu’à son début. (www.lepetitjournal.com - Cambodge) Vendredi 1 février 2008
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