| Ecrit par LE CAIRE,
le 31-01-2008 00:00
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Les négociations sur la libéralisation des services entre l'Egypte et l'UE ont commencé. Pour le meilleur ou pour le pire? Les négociations avec l’Union européenne prendront fin en 2010. L’Egypte, économie de taille moyenne, pourra-t-elle rivaliser en ce domaine avec l’UE, deuxième puissance économique mondiale ? Adel Mekki, avocat, assure que non. "L’expérience a prouvé que ce sont les classes les moins favorisées qui paient le prix de l’introduction du privé dans la gestion de tels services. Il faut donc chercher à créer un système capable de les protéger", lance-t-il. Avant d’ajouter que le gouvernement doit garder la main dessus notamment dans le domaine des infrastructures. Sayed Al-Bous, conseiller du ministre du Commerce et de l’Industrie, se dit conscient de ce facteur. "L’Egypte n’en est encore qu’au début des négociations de la libéralisation des services. L’électricité, l’eau, la santé sont des secteurs difficiles à libérer à l’heure actuelle", rassure-t-il. En Egypte, les services sont la colonne vertébrale de l’économie. Ils représentaient en 2007 54 % du PIB du pays et s’emparaient seuls de 58 % du total des investissements étrangers et de 59 % des offres d’emplois sur le marché. Ils contribuaient également à presque la moitié (48 %) des exportations égyptiennes. Libérer ou non Pour certains, l’Egypte n’a plus le choix. Magda Chahine, experte économique auprès de la Chambre du commerce américaine, estime que l’Egypte est désormais obligée de négocier cette libéralisation. Elle n’a libéré que 40 secteurs. Alors que des pays comme le petit sultanat d’Oman en a libéré 98 et la Jordanie 110... Pour Abdel-Hamid Mamdouh, président du département des services auprès de l’OMC l’équation est difficile : appliquer des politiques capables de protéger les classes défavorisées qui assumeront les répercussions d’une telle libéralisation, et finalement assurer une concurrence équitable afin de proposer le meilleur produit au meilleur prix. Les pro-ouverture évoquent les profits de la libéralisation. Tareq Tewfiq, PDG de l’entreprise agro-alimentaire Farm Frites, estime : " Les services de la distribution représentent entre 20 et 30 % du coût de la production. Une fois ces services libérés et bien gérés, le coût des produits finis diminuera" Névine Kamel.(www.lepetitjournal.com, le Caire). jeudi 31 janvier 2008
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