| Ecrit par Sara Fredaigue,
le 24-01-2008 23:00
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Jeudi 24 au soir le Sénat a désavoué Romano Prodi, suite au vote de confiance par 161 voix contre et 156 en sa faveur. Le Président du Conseil italien a alors remis la démission de son gouvernement au président Giorgio Napolitano. Celui-ci lui a alors demandé de rester en fonction pour le moment, afin d’expédier les affaires courantes Romano Prodi lors d'un discours au Palazzo Madama (photo S.F.)
Romano Prodi n’a pas su convaincre les sénateurs, hier, sur la nécessité de continuer l’action gouvernementale. Il avait dans l’après-midi rappelé les trois "urgences" auxquelles le pays se trouve confronté : la réforme de la loi électorale, les grands problèmes de politique internationale et la relance de l’économie. "Je demande la confiance en vous assurant que je suis bien conscient que le gouvernement devra renforcer sa capacité de prise de décisions, alléger ses procédures, peut-être redéfinir sa structure et sa composition", avait-il ajouté...
20 mois de gouvernement secoué par de fréquentes crises Pour compenser la perte des trois sièges de l’Udeur (dont le leader Clemente Mastella avait démissionné de son poste de ministre de la Justice, cf. article) et d’un dissident communiste, Romano Prodi devait se rallier le vote des sénateurs à vie pour obtenir le vote de confiance. Ces derniers lui avaient de nombreuses fois porté secours lors des 31 votes de confiance qui ont égrené son mandat. Constitué en avril 2006, ce gouvernement de coalition de centre-gauche a été confronté tout au long de ces 20 mois d’existence à de fréquentes crises, largement dues au caractère hétéroclite du bloc, allant des communistes aux centristes. Mise en place probable d'un gouvernement de transition Ce vote de défiance sonne donc le glas du 61ème gouvernement de l’après-guerre. En acceptant la démission du Président du Conseil, le Président de la République, Giorgio Napolitano n’est nullement tenu d’organiser tout de suite des élections législatives. Il s’est jusqu’à maintenant montré hostile à la mise en place d’une telle mesure tant que la réforme de la loi électorale ne serait pas voter. Il pourrait donc nommer un gouvernement de transition dont l’une des missions serait de réformer le système électoral actuel. Donné gagnant dans les derniers sondages par 10-12 points sur la gauche (54,5%/56% pour la droite contre 44/45 % pour la gauche), Silvio Berlusconi, s’est quant à lui prononcer sur la mise en place d’élections anticipées. Sara Fredaigue (www.lepetitjournal.com - Rome) vendredi 25 janvier 2008
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