| Ecrit par Benoît Soilly,
le 21-01-2008 23:00
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Moins 7 points à Paris, moins 6 à Londres, moins 8 à Francfort : les indices boursiers européens ont férocement dégringolé hier. A Paris, le CAC 40 a connu une chute historique. Le plan de relance de George Bush n'a pas rassuré 
La bourse de Francfort a accusé un des plus gros reculs hier (AFP)Du jamais vu depuis le 11 septembre 2001 ! Moins 4,5% à la mi-journée, moins 6,83% à la clôture, le CAC 40 a connu une chute historique hier à Paris. Le cours parisien est largement descendu sous la barre des 5.000 points, ce qui n’était pas arrivé depuis juillet 2006. Avant de traverser l’Europe, c’est en Asie que le vent de panique avait soufflé. Les places asiatiques avaient montré la voie en battant même des records. A la clôture la bourse de Bombay avait perdu 7,41 %, soit sa plus forte baisse jamais enregistrée en une séance. Alors peut-on parler de krach boursier? En tous cas, un krach psychologique a bien eu lieu. La crise des subprimes a, depuis août, fragilisé l’économie américaine et la crainte d’une probable récession aux Etats-Unis a fait plonger tous les indices boursiers. Les marchés ont perdu confiance et ne pourront la récupérer totalement que si la peur de la récession laisse place à un simple ralentissement. Dans le cas contraire, la baisse pourrait encore se poursuivre. Pas de panique Les banques sont les plus touchées par la chute de la bourse. Les établissements français ne dérogent pas à la rêgle. Pour les particuliers, cela veut dire que les emprunts seront plus coûteux et plus difficiles à décrocher. Les petits actionnaires, eux, ne doivent pas céder à la panique. Garder les actions qui ont baissé reste la meilleure chose à faire. Elles finiront par remonter assurent la plupart des économistes. George Bush qui devait jouer le pompier pour rassurer les investisseurs, a finalement jeté de l’huile sur le feu en fin de semaine. Son plan de relance de 140 milliards de dollars a déçu et a contribué à renforcer le climat d’incertitudes et la crainte d’une récession de l’économie américaine qui plane sur le marché. Le château de carte continue de s’écrouler. En Amérique du Sud, les cours ont eux aussi baissé dès l’ouverture. Cette situation devrait probablement durer encore quelques jours. Aux Etats-Unis, en raison du Martin Luther King’s Day, Wall Street était fermée hier. Mais le réveil ce matin risque d’être plutôt délicat. Benoît SOILLY. (www.lepetitjournal.com) mardi 22 janvier 2008
En savoir plus Aujourd’hui en France : Les huit questions que l’on se pose Le Figaro : Chute historique à la bourse de Paris 2O Minutes : Les investisseurs déçus par le plan de relance de Bush
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