| Ecrit par Sara Fredaigue,
le 22-01-2008 00:00
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La première phase de la 35ème congrégation générale des jésuites vient de se terminer sur l’élection d’un nouveau préposé général d’origine espagnole et spécialiste du Japon, le Père Adolfo Nicolas. Un signe fort pour cette congrégation qui se développe actuellement fortement en Afrique et en Asie. Samedi, lors de leur 35ème congrégation générale, les 216 électeurs de la Compagnie de Jésus ont élu, après deux tours de scrutin, le 29ème successeur d’Ignace de Loyola, Adolfo Nicolas. Ce nouveau supérieur général gouvernera sur 19 200 jésuites. Selon le site français de la Compagnie de Jésus, il a été élu"lors d'une cérémonie solennelle après quatre jours de prière et de consultations". Bien qu’élu à vie, pour la première fois dans l’histoire de cette congrégation, son élection fait suite à la démission du père Peter Hans Kolvenbach, 79 ans, un Néerlandais élu en 1983.
Un spécialiste du monde asiatique Entré chez les jésuites en 1953, le Père Nicolas est aujourd'hui âgé de 71 ans. Ses 46 années de présence au Japon en font un spécialiste du monde asiatique. Ces dernières années, il s’occupait des immigrés dans la banlieue de Tokyo. Le Père Nicolas a un profil propre à répondre aux nouveaux enjeux auxquels se trouve actuellement confrontée la congrégation fondée par Ignace de Loyola. Il a une expérience du "gouvernement" dans la compagnie du fait de ses responsabilités de Supérieur provincial de la Province des Jésuites du Japon. Polyglotte – il parle le français, l’italien, le japonais, l’espagnol et l’anglais - il connaît également les rouages de l’Eglise. Ce profil d’homme de terrain lui sera nécessaire pour relever les nouveaux défis rencontrés par la Compagnie de Jésus. De nouveaux défis à relever Depuis hier, les 225 délégués discutent d’un rapport sur les lumières et ombres de la Compagnie. Ils réfléchiront ensuite à une dizaine de sujets importants pour l’avenir de leur congrégation et de l’Eglise. Une des questions tiendra notamment sur leur vœu d’obéissance spéciale au Pape. Le nouveau "Pape noir" doit aussi faire face à la concurrence de nouveaux ordres. Un de ses autres dossiers concernera la redéfinition de l’identité des Jésuites. Le choix entre un apostolat intellectuel et social devra être clarifié. Il devra également tenter d’endiguer la crise des vocations en Occident. Sara Fredaigue (www.lepetitjournal.com - Rome) mardi 22 janvier 2008 Pour plus d'informations : Article d'Isabel de Gaulmin dans La Croix Article d'Hervé Yannou dans le Figaro La définition da la fonction de Préposé général ou "Pape Noir" par La Croix
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