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Frank-Walter Steinmeier, nouveau vice-chancelier fédéral, sera-t-il le candidat du SPD en 2009 ? Une chose est sûre : l’ancien homme de l’ombre de Gerhard Schröder, actuel numéro deux du gouvernement d’Angela Merkel, gravit rapidement les échelons politiques et a de l’ambition Frank-Walter Steinmeier (Photo. Auswärtiges Amt)
R’n'B avec Bernard Kouchner, rencontre avec Jürgen Habermas, voyages à Washington, Madrid et Brandenbourg an der Havel. L’emploi du temps de Franz-Walter Steinmeier est pour le moins éclectique. Et pour cause : celui qui portait jusqu’alors une image de technocrate brillant et sérieux, semble déjà voir plus loin que son nouveau rôle de vice-chancelier.
Petites lunettes et grandes responsabilités Petites lunettes rondes, la cinquantaine à peine dépassée, Frank-Walter Steinmeier a la réputation d’un homme sérieux, pragmatique et patient. C’est pour cela que Gerhard Schröder, alors minitre-président de Basse-Saxe, l’avait fait rapidement entrer dans sa garde rapprochée. Lors de la victoire du SPD aux élections parlementaires de 1998, Steinmeier a donc logiquement fait partie du voyage au niveau fédéral. Il y a occupé pendant six ans le poste de chef de la chancellerie où il était quotidiennement au courant de tous les grands dossiers. C’est ce qui lui vaudra d’obtenir en 2005, bien qu’il soit encore peu connu du grand public, les clés du prestigieux ministère des Affaires étrangères dans le nouveau gouvernement de coalition d’Angela Merkel. Encore numéro 2 Projeté sur le devant de la scène nationale et internationale, Frank-Walter Steinmeier fait évidemment augmenter sa cote de popularité. Ce succès se traduit par une montée rapide des échelons au sein du SPD. Le mois dernier, il a été choisi comme l’un des vice-présidents du parti. Numéro 2 donc, derrière le chef social-démocrate Kurt Beck. Comme abonné au numéro, c’est lui qui hérite du poste de vice-chancelier après la démission de Franz Müntefering à la mi-novembre. Il n’a alors pas tardé, dans la Bildzeitung, à annoncer la couleur : "Je ne serai certainement plus l’homme sympathique du ministère des Affaires étrangères". La personnalité politique préférée des Allemands Impossible dans ces conditions de ne pas voir plus loin, c’est-à-dire 2009 et les prochaines élections fédérales. Son parcours, son expérience internationale et sa popularité font de Steinmeier un prétendant naturel à la place de candidat du SPD face à Kurt Beck. En effet, selon le dernier sondage commandé par ZDF, Steinmeier est la personalité politique préférée des Allemands. Reste un problème de taille pour le nouveau vice-chancelier : il n’a jamais brigué un mandat électif. C’est là qu’intervient Brandenbourg an der Havel. Steinmeier a jeté son dévolu sur cette circonscripition, proche de Berlin, et quasiment jouée d’avance, pour obtenir un mandat de député en 2009. Connaisseur des grands dossiers et soucieux de la base de son électorat, Steinmeier travaille indéniablement son image, celle d’un futur numéro un. Sébastien VANNIER (www.lepetitjournal.com/hambourg.html) lundi 3 décembre 2007 |