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RENCONTRE - Jean-Charles Villard, du vin en famille |
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lundi 21 janvier 2008 |
Son nom est attaché à un vin chilien de qualité. Jean-Charles Villard, 29 ans, franco-chilien né en Australie a suivi un BTS viticulture-œnologie à Bordeaux en 2003-2004. Sa formation lui a permis de mesurer l'abîme qui sépare les deux continents, en matière de vin
Il est né en Australie où son père, français, travaillait pour une grande compagnie vinicole. Puis, à 10 ans, sa famille s’est installée au Chili, le pays de sa mère. Aujourd’hui Villard est une marque réputée de vin dont 97% part à l’export : "Une petite exploitation pour le Chili, mais une moyenne pour la France avec ses 135.000 litres par an", précise Jean-Charles, l’un des six employés de cette vigne familiale. Il a eu tout le loisir de comparer les savoir faire français et chilien en la matière. Outre son BTS (brevet de technicien supérieur) de viticulture œnologie obtenu à Bordeaux en 2004, il retourne quelquefois faire les vendanges en France, histoire d’en apprendre encore. "Au Chili, pour travailler dans l’oenologie, il faut d’abord faire 5 ans d’agriculture, j’en avais marre des vaches et du blé, se souvient-il. C’est pour cela que je suis parti en France où j’ai obtenu une équivalence pour entrer en deuxième année de BTS". Sa formation, dans le bordelais -le lycée agricole était même doté d’un vignoble et d’une cave, lui a beaucoup servi, dit-il.
En France le marché est encore timide Comptabilité, marché du vin, viticulture, œnologie, comme toutes les filières BTS, celle-ci permet, en deux ans d’être opérationnel, d’autant que les stages y sont nombreux. : "les cours étaient plutôt orientés sur les petites exploitations, comme la nôtre, ce qui tombait bien, même si c’est parfois très traditionnel comme méthodes. Par exemple en France, l’irrigation est interdite donc c’est un domaine que l’on aborde pas du tout", sourit-il. Reste que Jean-Charles a été frappé par le bon accueil fait aux étrangers - une Espagnole et une Mexicaine partageaient les mêmes bancs - et se sent de vraies racines françaises, même s’il n’y a jamais vraiment vécu. Quand il n’est pas dans les vignes, il voyage : Europe principalement, mais aussi Russie, Dubaï, Canada, Brésil…Autant d’endroits où l’on raffole du vin chilien. En France, le marché est encore timide pour les vins du nouveau monde, mais les vins Villard sont vendus par quelques cavistes specialisés parisiens. S. R. (www.lepetitjournal.com Santiago) mardi 22 janvier http://www.villard.cl/
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