| Ecrit par Blanche Baudouin,
le 17-01-2008 23:00
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Voilà 17 mois que L’élégance du hérisson, second roman de Muriel Barbéry rencontre un succès aussi intense qu’inépuisable. Il arrive deuxième au classement des meilleures ventes de livres de 2007 et Gallimard prévoit une 62e réimpression 
Discrète,Muriel Barbéry n’a jamais fait de télé pour assurer sa promo (photo Helie Gallimard)Celui qui n’a jamais entendu parler de L’élégance du hérisson ne vit certainement pas en France. Voilà près de 70 semaines en effet que le second roman de Muriel Barbéry se maintient en tête des ventes. Avec 700.000 acheteurs, le roman arrive (après Harry Potter) second des meilleures ventes 2007. Et c’est sans compter ceux qui l’empruntent ou se le refilent… Avant ce phénomène, la presque quadra –née en 1969, avait déjà rencontré un succès d’estime avec Gourmandise, son premier roman qui vient d’ailleurs de ressortir sur les gondoles. La discrète prof de philo n’avait pourtant pas cédé aux sirènes de la médiatisation puisqu’elle n’a jamais fait le moindre plateau télé pour défendre sa plume. Depuis la rentrée de septembre 2006, c’est donc le bouche-à-oreille qui a divinement fonctionné, et la critique s’est contentée de suivre. A l’époque déjà, alors que les dîners littéraires bruissaient essentiellement du bruit des Bienveillantes de Jonathan Littel, il ne manquait jamais une petite voix pour dire combien L’élégance du hérisson l’avait touchée. Un monde de lettres et de bonté Dix-huit mois plus tard, la petite voix est la même, et sous le sapin le hérisson toujours là. Entre la fraîcheur de la réception du début et aujourd’hui, bien sûr les critiques se sont acérées et on trouve désormais des détracteurs qui lui reprochent un style ampoulé, une dissertation universitaire, ou un dégoulinage de bons sentiments. L’histoire de Madame Michel, 54 ans, concierge au 7 rue Grenelle avec des oignons au pied et une haleine de mammouth, raconte celle des petites gens cultivées et autodidactes. Et leur confrontation aux riches et au raffinement japonais. En parallèle, Paloma, 12 ans, trouve son monde de nantis suffisamment vide pour vouloir y mettre fin à son prochain anniversaire. Le propos est amène, le vocabulaire riche et l’idée sociale. Avec L’élégance du hérisson, on se retrouve dans le même univers d’espérance d’Anna Gavalda et d’Ensemble c’est tout. Incontestablement, ça marche. Blanche BAUDOUIN. (www.lepetitjournal.com) vendredi 18 janvier 2008 L’élégance du hérisson, Muriel Barbery, Gallimard, 356p, 20 € En savoir plus Le Figaro : Le charme discret de Muriel Barbery Libération : Faut-il écraser le hérisson?
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