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PRESIDENTIELLES - Deux visions de la Serbie pour un premier tour |
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| Ecrit par belgrade,
le 17-01-2008 23:00
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Plus de 6 millions et demi de Serbes sont appelés aux urnes ce dimanche pour des élections présidentielles anticipées, rendues nécessaires par la nouvelle constitution votée en septembre 2006. Ils ont le choix entre deux visions d’une Serbie dont l’avenir du Kosovo a constitué l’un des thèmes essentiels de discours sans grandes idées
Alors que l’avenir européen de la Serbie est en jeu, avec la possible signature le 28 janvier prochain d’un accord de stabilisation et d’association (ASA) avec l’Union européenne, la campagne électorale s’est achevée hier. Malgré un grand rassemblement des supporters du président sortant Boris Tadić au palais omnisport Arena, ces présidentielles ne semblent pas avoir passionnés les foules. Le taux de participation, selon des projections du Cesid, le Centre pour des Elections libres et Démocratiques, devrait encore une fois être inférieur à 50%. Pis, la jeunesse serbe se désintéresse massivement de la vie politique selon des associations d’étudiants qui ont décidé de mener campagne sous le slogan : "Les élections ne sont pas une loterie". Selon elles, seuls 10% des moins de 30 ans vont voter. Un score qui, à l’inverse des retraités qui se rendent massivement aux urnes, démontre que la jeunesse serbe ne croit pas en sa classe politique.
Le suspense est entier Et si les salles étaient pleines lors des réunions de campagne, elles ont surtout rassemblé les convaincus de chaque clan. Pourtant, le suspense reste entier. Les deux favoris du scrutin, Boris Tadić (Parti Démocratique, DS) et Tomislav Nikolić (Parti Radical Serbe, SRS) distancent nettement tous les autres candidats, avec respectivement 19 et 21% des intentions de votes selon le Cesid. Derrière, Velimir Ilić, soutenu par le Premier ministre Vojislav Kostunica, n’obtiendrait que 4%, tandis que le trublion de la politique serbe, Čeda Jovanović n’en réunirait que 3%. Ainsi, comme lors des précédents scrutins, tout se jouera entre les démocrates pro-européens et les ultra-nationalistes. Deux visions opposées -dont l’avenir européen et le Kosovo sont les sujets les plus brûlants- se seront affrontées jusqu'au bout. A priori, personne ne devrait obtenir plus de 50% des voix, ce qui rendrait nécessaire un deuxième tour le 3 février. FDX. (www.lepetitjournal.com - Belgrade) vendredi 18 janvier 2008
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