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TOURISME - Marrakech tient Salon sur fond de morosité |
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| Ecrit par CASABLANCA,
le 17-01-2008 00:00
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La baisse de fréquentation touristique enregistrée à Marrakech est-elle un simple phénomène conjoncturel ou une tendance durable ? Les derniers chiffres publiés par le Centre d’Etudes des Tours Opérateurs (France) relatifs au bilan touristique 2007 du Maroc, seront sans aucun doute au cœur des discussions des professionnels présents à la 1ère édition du Salon international du Tourisme de Marrakech qui débute aujourd'hui
Annonçant une préférence des consommateurs français pour la Tunisie ainsi qu’une baisse de 3% de la fréquentation en avril dernier à Marrakech, ces données récentes ont atteint la confiance des acteurs du secteur et ébranlé quelques certitudes. Alors que les constructions hôtelières et autres projets touristico-immobiliers se développent massivement, beaucoup, désormais, doutent de la capacité de la ville ocre à atteindre les objectifs qui lui ont été assignés d’accueillir 3 millions de touristes d’ici 3 ans, dans le cadre du programme "Vision 2010". Les autorités évaluent cette fréquentation en 2007 à 1,6 million de touristes, dont 60 % sont Français.
Une première alerte Plusieurs explications sont avancées à ces chiffres que d’aucun considèrent comme une première alerte à prendre au sérieux : - Un problème de positionnement. A travers les campagnes de communication qui lui sont dédiées, comme celle organisée en France "Vivez Marrakech", ou les événements de prestige qu’elle organise, comme le Festival international du Film, Marrakech s’affiche comme une destination " jet set " pour touristes à fort potentiel d’achat qui recherchent luxe et exception. Est-ce compatible avec le développement de structures hôtelières de masse et l’accueil de 3 millions de touristes que l’on attire à coup de tarifs promotionnels ? - Un comportement abusif des hôteliers. Abderrahmane, responsable commercial d’une agence de voyage marocaine, est convaincu que les surbooks pratiqués par les hôteliers durant l’hiver dernier ont mis beaucoup de tours opérateurs en difficulté, peu enclins ensuite à conseiller cette destination. - Le nouvel aéroport. Depuis plusieurs mois, les désagréments causés par les travaux d’extension de l’aéroport Ménara sont synonymes de cauchemar pour les touristes, cela nuit à leur envie de revenir. - Les tarifs exorbitants. Il est difficile désormais de manger à Marrakech pour moins cher qu’à Paris ! La capitale du Sud-marocain est prise dans une folie tarifaire qui ne semble pas vouloir se calmer malgré les mises en garde du maire, Omar Jazouli, aux commerçants et professionnels du tourisme qui risquent selon lui de "tuer la poule aux œufs d’or".
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