| Ecrit par BUDAPEST,
le 17-01-2008 00:00
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Deux grands artistes hongrois sont décédés le mois dernier. Andràs Szöllösy s'est fait remarquer par ses musiques de ballet, Istvàn Sàndorfi pour sa peinture hyperréaliste, Istvàn Sàndorfi pour sa peinture hyperréaliste. Le Petitjournal.com rappelle les faits marquants de leur vie
Andràs Szöllösy András Szöllösy s'est éteint le 6 décembre dernier à l'âge de 87 ans. Il faisait partie avec Ligeti et Kurtág des héritiers de Bartók. Né le 27 février 1921 à Szászváros en Transylvanie -actuellement l'Orastie en Roumanie, il a étudié la composition, notamment avec Zoltán Kodály de 1939 à 1946, à l'Académie de Musique de Budapest. Parallèlement, il a aussi étudié les lettres à l'Université Pázmány Péter de Budapest puis s'est rendu en 1947 à l'Accademia Santa Cecilia de Rome, auprès du compositeur Goffredo Petrassi. En 1943, Zoltán Kodály a été le sujet de sa thèse de doctorat. De 1950 à 1988, il a enseigné l'histoire de la musique à l'Académie Franz Liszt. En 1957 il a établi le catalogue des oeuvres de Bartok, faisant paraître la même année la correspondance de ce compositeur. En 1970, son Concerto No.3 pour seize instruments à cordes a été distingué par l'UNESCO, International Rostrum of Composers in Paris. Tristia, Fabula Phaedri et le Miserere à la demande des King's Singers ont aussi connu le succès. Il a reçu de nombreux prix : Erkel en 1971, Kossuth en 1985 et Bartók-Pásztory en 1986 et 1988. En 1987, il a été fait commandeur dans l'ordre des Arts et des Lettres. Il laisse de nombreuses musiques de ballet, pour orchestre et de chambre. Il a aussi écrit la musique de quelques films, entre autres celle de Les dix mille soleils de Ferenc Kosa, en 1967, et Les faucons d'Istvan Gaal, en 1970. Istvàn Sàndorfi István Sándorfi, peintre de renommée internationale né à Budapest en 1948, est mort le 26 décembre dernier dans un hôpital parisien, des suites d'une maladie foudroyante. Fils du directeur de la société IBM en Hongrie, il a subi différents tracas avec sa famille dans les premières années du communisme. En 1956, ils ont dû s'exiler en Allemagne puis en France. Sàndorfi fit sa première exposition à 17 ans avant d'entrer à l'école des Beaux-Arts, puis ce fut le musée d'Art moderne de Paris, des galeries prestigieuses à Bruxelles, New York ou l'Académie hongroise de Rome. Récemment encore il avait exposé au Modem de Debrecen. Peintre hyperréaliste, avec quelques touches surréalistes teintées d'un peu d'onirisme : ainsi pourrait-on résumer ses tableaux qui retiennent fortement l'attention. Le 2 janvier un dernier hommage lui a été rendu en l'église Sainte Elisabeth de Hongrie, et selon ses dernières volontés, ses cendres retourneront à sa terre natale. Rappelons que cette église parisienne dédiée à Sainte Élisabeth de Hongrie et à Notre Dame de Pitié, fut consacrée en 1646. C. DEHALLE. (www.lepetitjournal.com - Budapest) jeudi 17 janvier 2008
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