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SOCIETE - 2.000 morts en 2007 sur les routes roumaines |
| Ecrit par Jonas Mercier,
le 16-01-2008 00:00
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C’est l’un des problèmes encore irrésolus du pays : le nombre de morts sur les routes, qui serait même en augmentation ces derniers temps. L’état des infrastructures routières et le comportement des automobilistes en sont les principales causes
(Photo : ziare.com)
Lundi dernier, dans la matinée, 3 accidents se sont produits sur les deux seules autoroutes du pays. Des collisions en chaînes ont impliqué près de 80 véhicules. Par chance, on ne dénombre qu’un seul blessé. Quasiment au même moment, sur la DN 7 (ouest), un autre accident a coûté la vie à un chauffeur. Les causes ? Le brouillard, le verglas, mais aussi les trous. La qualité des routes de Roumanie est en effet désastreuse et les fonds européens n’y ont, pour l’instant, pas changé grand chose. Encore peu de routes ont été refaites et les travaux en cours avancent doucement. La vitesse excessive, les distances de freinage non respectées et les dépassements abusifs expliquent aussi ces accidents. Selon un rapport récent de la Société Académique Roumaine (SAR), le nombre d’accidents sur les routes de Roumanie serait trois fois plus élevé que la moyenne européenne. Relevées par le site d’informations Realitatea.net, les statistiques de l’Institut européen Eurostat montrent que près de 6000 accidents ont eu lieu en Roumanie en 2007, soit environ 2000 morts et 5000 blessés graves.
Absence de vision globale La police roumaine est pourtant présente. En début d’année, les autorités ont annoncé l’augmentation du nombre d’agents sur les routes les plus fréquentées du pays. Par ailleurs, un nouveau code de la route, instaurant un système de points, est en vigueur depuis décembre 2006. La tolérance de l’alcoolémie au volant est nulle. Mais cela ne suffit pas. "En 2007, il y a eu plus d’accidents qu’en 2006" s’indigne Ion Mihail, le président de l’association des victimes des accidents de la route. "En Roumanie, il n’y a aucune stratégie globale concernant la sécurité routière. On essaie de faire quelque chose, on parle beaucoup, mais on ne fait rien" ajoute-t-il. En 2006, une campagne nationale intitulée "Stop aux accidents routiers ! La vie a la priorité !" a réuni le gouvernement, des ONG et des sociétés privées. Le nombre d’accidents sur les routes a alors baissé, avant de repartir à la hausse en 2007. De plus, le degré de sévérité de ces accidents est le plus élevé d’Europe. Selon les statistiques de la Compagnie nationale des routes et autoroutes de Roumanie, pour 3 personnes blessées graves, une décède. La moyenne européenne est de 40 blessés graves pour un mort. Selon Ion Mihail, "on propose d’introduire des cours de sécurité routière durant toute la scolarité, pourquoi pas, en tout cas il est impératif de changer les mentalités". Jonas Mercier. (www.lepetitjournal.com - Bucarest) mercredi 16 janvier 2008
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