| Ecrit par Arnaud BRELY,
le 16-01-2008 00:00
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Brian Joubert remet son titre de champion d’Europe en jeu la semaine prochaine à Zagreb. Dans la perspective des Mondiaux de Göteborg en mars, où il défendra également sa couronne, le Poitevin aiguise ses patins, avant de songer à l’or olympique en 2010 à Vancouver 
Brian Joubert va devoir faire face à ses rivaux sur la patinoire de Zagreb (photo AFP) L’année 2007 a consacré Brian Joubert comme le meilleur patineur de la planète. En hommage peut-être au personnage de James Bond créé par Ian Flemming, dont le sextuple champion de France s’est inspiré dans sa chorégraphie du programme court. Mais elle a couronné plus sûrement à 23 ans, un champion qui, en l’espace de deux mois, a conquis le titre européen à Varsovie, puis le titre de champion du monde à Tokyo, quarante-deux ans après Alain Calmat, dernier Français, alors, à avoir inscrit son nom au palmarès mondial. Préparé comme chaque été sur la patinoire olympique de Courchevel, où il a reçu la visite amicale du docteur Calmat, Joubert a pour ambition en 2008 de conserver ses deux titres. Peu en verve au Skate Canada, puis absent au Trophée Bompard à Bercy en novembre dernier, en raison d’un virus, Joubert est revenu en forme à temps pour dominer Yannick Ponsero et Alban Préaubert, ses rivaux nationaux, sur la patinoire de Megève en décembre. Avec un quadruple boucle piqué retourné et un quadruple Salchow se transformant en simple, le Poitevin a dû s’employer, tout de même, pour conserver un sixième titre national.Vancouver, c’est demain Plus que jamais déterminé face aux critiques qui le laissent de glace lorsqu’elles émanent de commentateurs, d’anciens patineurs ou d’humoristes, Brian Joubert s’obstine à formuler ses réponses sur la patinoire. Dans le concert européen, où il retrouvera d’abord le Suisse Stéphane Lambiel, champion du monde en 2006 et médaillé de bronze à Tokyo, et le Tchèque Tomas Verner, médaille d’argent à Varsovie, avant de se confronter au Japonais Daisuke Takabashi, deuxième chez lui sur le podium l’an passé, Joubert possède les armes pour repousser la concurrence lors de son programme libre intitulé Apocalyptica. Bien dans sa tête et affûté physiquement, celui qui se destine à devenir entraîneur, au terme de sa carrière, se lance, déjà, le défi suprême : "2010, c’est dans à peine plus de deux ans. Mon objectif est de ramener une médaille d’or de ces Jeux. Je me prépare mentalement et physquement en conséquence." Histoire de faire oublier la cruelle désillusion des Jeux de Turin 2006, où Brian Joubert, sixième, avait fini très loin de l’intouchouable Russe Plushenko. Arnaud BRELY. (www.lepetitjournal.com) mercredi 16 janvier 2008
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