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Sara, germano-algérienne originaire de Bruxelles et étudiante à Sciences Po Paris, a choisi Madrid pour vivre son "auberge espagnole". Dans l’appartement de Legazpi où elle vit avec deux autochtones, Sara partage ses premières impressions et ses découvertes madrilènes Sara goûtera à la vie madrilène jusqu’en juin (photo LPJ)
Lepetitjournal.com : Quand et pourquoi Madrid ? Sara : Je vis à Madrid depuis septembre 2007 pour deux semestres d’échange Erasmus à l’université Carlos III. J’ai choisi Madrid pour perfectionner mon espagnol et pour découvrir la culture hispanique. Premières impressions ? La chaleur caniculaire lorsque je suis venue chercher un appart cet été. Cela m’a rappelé le dicton espagnol : "Madrid : tres meses de infierno, nueve meses de invierno". [rires] J’ai aussi été surprise par le contraste entre les différents quartiers de la ville : parfois Madrid ressemble plus à une ville du tiers-monde qu’à une ville européenne, et c’est ce qui fait son charme. A Madrid tu aimes quoi ? La Plaza Santa Ana pour boire un verre, la Gran Via pour le shopping et la voix qui annonce les stations dans le métro [rires]. Et bien sûr le Retiro pour les balades du dimanche.
Ce à quoi tu ne t'habitueras jamais ? La déco espagnole dans les apparts ! Le fait aussi que les gens jettent leurs serviettes par terre dans les bars à tapas et qu’on ne sorte pas en boîte avant 3 heures du matin. Tes bons plans a Madrid ? J’aime sortir à Torre Europa, en face du Stade Santiago Bernabeu. Il y a plein de discothèques et surtout…aucun touriste ! C’est vraiment la jeunesse espagnole qui vient s’amuser ici. Ton mot castillan préféré ? "Fatal". Expression visant à montrer qu’une chose n’a vraiment pas joué en ta faveur, que tout est allé mal. Ça se prononce avec le deuxième "a" long : "fataaaaal !" J’adore ! Où sera ta prochaine escapade en Espagne ? Tolède, Ségovie, les alentours de Madrid en général. Jusqu’à maintenant je n’ai encore rien visité. Quelle honte ! [rires] En repartant de Madrid, quel souvenir mettras-tu dans ta valise ? J’ai encore le temps, je ne repars qu’en juin… On verra, je ne veux pas penser au départ.
Propos recueillis par Amélie STRAUB. (www.lepetitjournal.com - Madrid) jeudi 17 janvier 2008
*Madrid : 3 mois d’enfer, 9 mois d’hiver
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