| Ecrit par Vincent Davoli,
le 15-01-2008 00:00
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Débarrassé des problèmes physiques que lui confère son physique de déménageur, Jo-Wilfried Tsonga éclate complètement sur le circuit. Le Français a créé l'exploit à Melbourne en battant Andy Murray, tête de série numéro 9, au premier tour de l'Open d'Australie Jo-Wilfried Tsonga tout à sa joie (photo AFP)
Alors que Fabrice Santoro, 35 ans, bat le record de André Agassi en disputant en Australie son 62ème tournoi du Grand Chelem, Jo-Wilfried Tsonga n'en est qu'à son cinquième tournoi dans cette catégorie, le deuxième à Melbourne. Pourtant, à l'image de son aîné, le Manceau fait déjà la Une de tous les journaux australiens. Si Santoro attire l'attention pour sa science du jeu et sa longévité, le protégé d'Eric Winogradsky fait parler de lui pour ses résultats. Dès le premier tour, Tsonga a créé la sensation en éliminant Andy Murray (7-5, 6-4, 0-6, 7-6), tête de série numéro 9, qui figurait parmi les favoris du tournoi. En France, ce résultat est assez inattendu. Il ne l'est pas du tout en Australie. Le jeune Français (22 ans) s'y est déjà fait un nom en battant deux fois l'idole du pays Lleyton Hewitt, dont la dernière fois il y a dix jours à Adélaïde. Le déclic sur gazon en 2007 Cette victoire sur Murray est la suite logique de son éclosion tardive. Vainqueur de l'US Open Junior en 2003, le Français d'origine zaïroise a mis du temps à confirmer son énorme potentiel. Mis à part un succès contre Moya, alors 6ème mondial, à Pékin en 2004, les résultats se faisaient attendre. Il faut dire que Tsonga n'a pas été épargné par les blessures. Depuis le début de sa jeune carrière, le physique de déménageur du Manceau (1m87 pour 90kg) constitue à la fois un avantage et un handicap. Un avantage parce qu'il lui permet de servir le plomb régulièrement et un inconvénient parce que sa stature lui a valu de nombreuses blessures, notamment au dos. L'année 2006 aura été cauchemardesque. Alors qu'il enchaîne les performances dans les tournois Challenger, il est stoppé de avril à septembre par une grave blessure. En 2007, Tsonga commence à se débarrasser de ses problèmes physiques, mais il refuse la wild-card qui lui est réservée à Roland Garros parce qu'il juge la surface trop exigeante pour son dos. Bien lui en prend. Il réussit une superbe saison sur gazon où il se révèle complètement. Avec deux tournois Challenger gagnés d'affilée et une victoire sur Hewitt au prestigieux Queen's, il arrive à Wimbledon en grande confiance. Résultat, "Jo" parvient jusqu'en huitième de finale pour sa deuxième participation à un tournoi du Grand Chelem et entre pour la première fois de sa carrière dans le Top 100. Depuis, son classement ne cesse de s'améliorer. Aujourd'hui 38ème joueur mondial, le Français peut viser haut, même s'il confiait après son match contre Murray que "seul le second tour l'intéresse pour le moment". Vincent DAVOLI. (www.lepetitjournal.com) mardi 15 janvier 2007
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