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SOCIETE - Les enjeux de la santé |
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| Ecrit par BUDAPEST,
le 15-01-2008 00:00
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Les réformes de la santé choquent la société… Il y a un an le prix des visites, vizitdíj, le forfait journalier, les fermetures d'hôpitaux, les débats politiques, le référendum, la création de caisses d'assurances, tout cela bouleversait l'opinion publique
Devant le ministère de la Santé (Photo LPJ) En ce moment on est au coeur d'un processus de changements à propos du système de santé. "Ses résultats sont plutôt négatifs et choquent la société" - a déclaré Imre Pesti un homme politique du FIDESZ, le plus grand parti d'opposition. Le gouvernement n'investit pas dans la santé, il en réduit les crédits et la conséquence en est que les ambulances arrivent avec un grand retard ou qu'elles n'arrivent jamais et que les patients ne vont pas chez le médecin à cause du coût des visites. Les hôpitaux accusent des déficits abyssaux et plusieurs d'entre eux ferment leurs portes ou s'intègrent à un plus grand. Un sondage de Médian a consulté l'opinion des médecins sur les réformes nécessaires. A peu près 80% des médecins travaillant dans les hôpitaux ont été touchés par les compressions de personnel. 10% sont d'accord avec les réformes, mais 22% ne les acceptent pas et 23% les refusent. Le quart des patients donne une gratification directement aux médecins. Ces derniers pensent qu'elle est injuste mais il faut quand même l'accepter parce qu'on ne peut pas la supprimer. Réformes ou génocide délibéré? On parle de réformes mais il n'y a pas de grand projet derrière ce mot. Les réformes de la santé en Hongrie devrait être l'affaire de tous les Hongrois, mais apparemment elles sont entre les mains des hommes politiques. Aujourd'hui, deux partis s'affrontent, les socialistes (MSZP) sont intéressés par la privatisation, les libéraux (SZDSZ) par une caisse d'assurance basée sur l'économie. Le gouvernement dépense sans scrupule pour le marketing et la publicité sans s'apercevoir que les hôpitaux et les malades sont dans un état calamiteux. Il existe des établissements où on doit attendre 4 ans pour une prothèse de hanche… Il faudrait d'abord améliorer vraiment notre hygiène de vie parce qu'on est en tête de liste pour ce qui concerne les maladies cardiaques et les tumeurs. Et ces faits ne sont pas le résultat de la cruauté de notre destin ou de l'injustice mais de notre vie déséquilibrée et d'un système de santé déficient et inadapté. On a besoin de réformes, mais il ne faudrait pas dépecer complètement le système précédent sans prendre en considération les patients et les professionnels de santé. M. KAVAI (www.lepetitjournal.com - Budapest) mardi 15 janvier 2008
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