| Ecrit par belgrade,
le 14-01-2008 23:00
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Le temple Saint Sava, sur la colline de Vracar a servi de décor au feu
d’artifice tiré pour le nouvel an serbe ce dimanche et va bientôt
briller en permanence de mille feux à la nuit tombée. Parfois considéré
comme le plus grand temple orthodoxe du monde, Saint Sava sera équipé,
d’ici mai, de 1000 points d’éclairages qui devraient rendre plus léger
un édifice quelque peu imposant. Retour sur une histoire épiqueInauguré en 2004, la construction de Saint Sava fut pourtant décidée dès les années 20. Mais la guerre puis le régime de Tito suspendent sa construction, initiée en 1935. C’est à l’aube du XXIème siècle que les travaux sont lancés, grâce à des dons privés, réunis depuis 1984 et la pose symbolique de la première pierre en 1985. Voulu pour être imposant, l’édifice accumule les records : 91 mètres de long pour 81 de coté, une coupole de 70 mètres surmontée d’une croix de 12 mètres et quatre coupoles de 44 mètres se détachent dans le paysage. Le temple, à la façade de marbre blanc et granit, adopte un style serbo-byzantin, toutefois assez différent des autres temples serbes. Située au point le plus haut de la colline de Vraćar, il s’insère dans la perspective Kalemegdan - Place de la République – Terazije. Mais si son emplacement idéal le rend visible de très loin, c’est l’histoire même de l’orthodoxie Serbe qui explique ce choix : Saint Sava, fondateur de l’église serbe Sava, troisième fils du roi Stefan Nemanja, fondateur de la dynastie des Nemanjić, refuse le pouvoir en 1191 et prend l’habit de moine. Il devient le père fondateur de l’église orthodoxe serbe dont il obtient en 1219 l’autocéphalie à la cour de Constantinople, alors réfugiée à Nicée. De retour de son deuxième voyage en terre sainte et après avoir parachevé l’organisation de l’église, Sava meurt, en 1235. En 1594, Belgrade est sous domination ottomane. Devenu saint, Sava suscite la dévotion et les serbes refusent de se convertir à l’Islam. Le pacha Sinan décide alors de brûler ses restes et reliques sur la colline de Vraćar, pour tenter de les convertir. Sans plus de résultats. C’est à l’emplacement du bûcher que fut ainsi décidée la construction du temple. L’éclairage qui devrait progressivement être mis en place d’ici le mois de mai, devrait, par sa conception sophistiquée, adoucir et relever l’assemblage complexe de Saint Sava. Quant à l’intérieur, qui peut accueillir 10 000 fidèles, il est encore largement en chantier. Pour l’instant c’est surtout le béton brut qui prédomine. Pour espérer le voir achevé, il faudra encore quelques années. En raison du rythme lent des donations… FXD. www.lepetitjournal.com mardi 15 janvier 2008
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