| Ecrit par BUDAPEST,
le 22-01-2008 00:00
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A en croire ce que nous lisons dans la presse hongroise, rien ne va plus pour le gouvernement de Ferenc Gyurcsany. Il jouerait de malchance tant économiquement que dans la mise en place de grands projets
Ferenc Gyurcsany (photo LPJ)
Péter N. Nagy, dans le quotidien de gauche Népszabadság, estime que la malchance semble poursuivre le gouvernement du Premier ministre Ferenc Gyurcsany. Il énumère quelques exemples, dont celui concernant les travaux d'aménagement du nouveau quartier gouvernemental de Budapest, situé derrière la gare Nyugati. Il rappelle que le projet a connu un coup d'arrêt le 8 janvier en raison d'incertitudes sur des questions de propriété. Le journaliste va plus loin : "Ces derniers temps, tout ce qu'entreprend le gouvernement échoue. (...) Ses idées sont certes judicieuses, mais leur réalisation est maladroite. A chaque fois, les projets sont contrecarrés par des vétilles." Le nouveau quartier gouvernemental vient buter sur un problème de parcelles. L'autre exemple cité concerne les efforts réalisés pour tenter de réformer un système de santé obsolète, lequel est mis en danger par le ticket modérateur local. Et c'est sans parler du projet de métro de la ligne 4 qui doit relier la gare Keleti à celle de Kelenföld au sud de la capitale, et qui se heurte à des problèmes géologiques. Désintérêt des investisseurs Le quotidien de centre droit Magyar Hirlap a commenté une information de l'agence de presse hongroise qui a publié une étude selon laquelle le pays ne fait plus partie des 25 premiers pays qui intéressent les investisseurs. Pour le journaliste du Magyar Hirlap, "les investisseurs se détournent de la Hongrie car, en dépit de toutes les protestations, les réformes lancées par Ferenc Gyurcsany restent au point mort. On a l'impression que le gouvernement libéral de gauche, qui proclame l'omnipotence de la concurrence, a oublié qu'il est lui-même soumis à cette concurrence." Toujours d'après le quotidien, les baisses d'impôt en sont un bon exemple. Alors que dans ce domaine, les pays d'Europe centrale et d'Europe de l'Est rivalisent entre eux, la Hongrie ne veut pas en entendre parler. Elle semble avoir oublié que l'adhésion à un club auquel on souhaite appartenir n'est pas garantie à vie. D'après le quotidien hongrois, il faut observer ce qui se passe autour de soi, relever des défis, être plus audacieux et faire preuve de réactivité. C.V. (www.lepetitjournal.com - Budapest) mardi 22 janvier 2008
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