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En Epire, la Grèce dévoile des charmes d'une tout autre nature que ceux affichés sur les multiples brochures de voyages vantant soleil, plage et habitats blancs des Cyclades. A 4 heures d'Athènes, la ville de Ioannina possède le caractère des villes orientales et les villages en pierre des Zagories sont un excellent point de départ pour les amateurs de randonnées
Le village de Tsepelovo, Zagories, sous la neige (photos Mikri Arktos)
D'Athènes, en voiture, il faut emprunter le dangereux tronçon Corinthe-Patras, pour rejoindre l'Epire, mais dès la traversée du "pont des francais", le ravissement est au rendez vous. Agrinio, Amfilohia, Arta, ou, pour la balade, Preveza, Pargua, Igoumenitsa, autant de villes à traverser avant d'accéder au centre culturel, commercial et industriel de l'Epire : Ioannina, prononcé "Iannina". Si la visite de cette ville, contruite sur les bords du lac Pamvotis, laisse un souvenir indélébile c'est parce qu'elle porte les stigmates d'un passé chahuté. Fondée par les Romains, elle a subi tour à tour les dominations normande et ottomane, et n'a intégré le royaume de Grèce qu'en 1913. Ioannina, c'est aussi l'histoire du tiran Ali Pacha, qui, gouverneur de la région sous la domination turque, s'est cru assez puissant pour tenter de s'affranchir du pouvoir royal... Aujourd'hui son corps repose dans l'enceinte de la forteresse byzantine, sous une magnifique cage en ferronerie, et sa tête, elle, a été remise au sultan. En contrebas de la citadelle, une tranquille promenade boisée longe le lac, permettant d'apercevoir les mosquées et l'île sur laquelle s'était réfugié le pacha. Une enfilade de cafés, bondés la semaine comme le week end, invite à la halte avant de se perdre dans les ruelles du bazar qui, elles-même, conduisent au boutiques, plus chic, du centre ville. Virée en montagne Au nord-est de la ville, les 46 pittoresques villages des Zagories constituent une destination très prisée des Grecs pendant l'hiver. Accrochés à flanc de montagnes, on y accède uniquement par des routes qui grimpent en serpentant parmi les sapins, offrant des points de vues exceptionnels. Dans un tel cadre, les activités sportives sont à l'honneur : rafting et canoë sur les eaux limpides de la rivière Voidomatis ou randonnées dans les gorges de Vikos, mentionnées dans le Guiness des records pour leur étroitesse et profondeur. Et, comme ici aussi, le passé a laissé des traces, des ponts en pierre du 18ème et 19ème siècle jalonnent les balades. Chacuns d'eux à son histoire, qu'il possède une, deux ou trois arches comme celui, à ne pas rater, de Plakidas construit en 1814 entre les villages de Kipi et de Koukouli, toujours en très bon état. Delphine Millet Prifti (www.lepetitjournal.com – Athènes) vendredi 11 janvier 2007
Pratique Infos en anglais sur la région : www.about-ioannina.gr Où manger à Ioannina ? Au Fissa Roufa, petite taverne ouverte 24h sur 24, tous les jours. Plats cuisinés, soupes, viandes grillées et poissons toujours de première fraîcheur. Accueil chaleureux à petits prix ! Ou dormir à Ioannina ? Studios Filira, 18 rue Palaiologlou, 26510 83 560 ou 693 22 57 290 4 studios pour 2, 3 ou 4 personnes avec cuisine et salle de bains au coeur de la citadelle, de 50 à 100 euros. Dans les Zagories, à Tsepelovo Chambres Deligianni Erasmia, sur la place du village, 26530 81 232 Hotel et Taverne Mikri Aktos, www.mikriarktos.gr |