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LITTERATURE- Marilú Ortiz de Rozas, un prix de poids |
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lundi 14 janvier 2008 |
Journaliste et relation publique, Marilú Ortiz de Rozas, vient d’accomplir un rêve en devenant écrivain, primée de surcroît. Une vocation qui date du lycée français de Santiago, confirmée par ses études à la Sorbonne
Marilú Ortiz de Rozas vient de remporter le prix de "la Revista de Libros/Artes y Letras", organisé par El Mercurio et CMPC pour son livre " Historia de un sueño fragmentado" (Ed. El Mercurio-Aguilar), biographie du peintre Cubain naturalisé Chilien, Mario Carreño. Cette ancienne étudiante de lettres à la Sorbonne a profité de la publication de son premier livre pour y coucher un hommage à la France dont la traduction s’impose: "A la France dont je porte la nationalité et les principes républicains dans le sang. Je n’ai jamais eu l’occasion de remercier publiquement pour la bourse qui m’a été octroyée par l’Ambassade, à la fin des années’80 pour aller étudier en France, ni pour celle qui aujourd’hui est accordée à mes deux filles pour leur scolarité au lycée français de Santiago. Elles m’ont permis de commencer et de persévérer dans cette vocation d’un autre temps : la littérature".
De la Sorbonne à l'AFP, puis à l'ONU Avec ce prix, une boucle vient donc d’être bouclée pour cette quadra à l’allure juvénile, et au français impeccable, dont on ne saurait soupçonner pas plus le long parcours, que les origines basques espagnoles et anglo-saxonnes. Son histoire d’amour avec la France, qu'elle a tranmis à ses deux petites filles, a commencé au lycée français où déjà sa mère avait étudié : "ma grand mère, anglaise, allez savoir pourquoi, a inscrit ses trois garçons dans une école britannique et ses trois filles au lycée français ". La petite Marilú à 10 ans y remporte, déjà, un prix littéraire organisé par des "grands" de terminale : Cristian Warnken et Mauricio Electorat qui ont aussi fait leur chemin. C’est donc tout naturellement qu’après ses études de journalisme à l’université du Chili, elle postule pour une bourse afin d’entamer une maîtrise (ancien nom du master) de lettres à la Sorbonne, en 1989. "J’ai passé à Paris deux années merveilleuses dans une chambre de bonne de 7 m2, je m’y suis fait de très bons amis", se souvient-elle émue. Au point qu’elle décide de rester et finance sa deuxième année par un stage à l’Agence France presse (AFP) ou au desk Amérique latine elle a une bande de copains, tous aspirants écrivains, inspirés par leur illustre prédécesseur dans ces murs : Vargas Llosa. Après son DEA, en 1991, elle commence sa thèse sous la direction de Claude Fell (également traducteur français entre autres d’Isabel Allende) sur "La représentation de la maison dans la littérature chilienne contemporaine", thèse terminée… en 2001 lors d’un séjour d’un an en famille à Paris. Entre-temps elle voyage beaucoup en Amérique Centrale et en Bolivie comme journaliste consultant pour l’ONU avec son ex-mari Français, rencontré en 1991 à Paris. Après coup, il restera, pour Marilú, Française d’adoption, le seul couac dans ses relations toujours très vivaces avec l’hexagone. Sophie Rouchon (www.lepetitjournal.com - Santiago) lundi 14 janvier |