| Ecrit par CASABLANCA,
le 09-01-2008 23:00
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A Marrakech, "Le Chat qui rit" est devenu l’adresse incontournable de ceux qui recherchent simplicité, authenticité et convivialité. Bernard Pasqualini, un passionné venu de Corse, est aux commandes

Une adresse appréciée et bien connue des Français et Marocains de Marrakech et d'ailleurs (photo LPJ Marrakech)
Le nom de l’établissement donne le ton de l’ambiance que vous allez y trouver. Au "Chat qui rit", bonne humeur, détente et fantaisie sont au rendez-vous. Ne vous étonnez donc pas de découvrir sur la carte des entrecôtes d’éléphant à 3.702 dhs (il parait qu’on vient de Rabat pour en déguster), ou une salade du tribunal (l’avocat, la nana, le poulet avec son panier à salade et la bonne foie des volailles...) ! Le patron, Bernard Pasqualini, est un créatif qui ne peut s’empêcher d’inventer. Concepts, jeux de mots, recettes et associations de produits, présentations, Bernard aime la nouveauté, au gré des saisons ou de ses envies. Mais derrière les blagues à 2 dirhams de son menu (en guise de mise en bouche), se cache un travailleur acharné, doublé d’un passionné de cuisine, bien loin des nombreux amateurs qui arrivent à Marrakech bourrés d’illusion sur la facilité du job et sa rentabilité. Après avoir été restaurateur puis marbrier-décorateur d’intérieur à Bastia, Bernard Pasqualini est arrivé dans la ville ocre, voilà un peu plus de trois ans, avec une seule valise, mais une formidable rage de se battre et de réussir. Celle qui caractérise n’importe quel travailleur immigré qui part de rien.
Une cuisine sans prétention et abordable En six mois, travaillant jour et nuit, il a créé son restaurant. De la conception de la décoration au design du mobilier, en passant par la formation de son équipe et l’élaboration de chaque plat de son menu, il supervise tout. Aujourd’hui encore, 15 heures par jour, il s’occupe seul de la sélection et de l’achat des produits, de la conception des plats. Pendant le service, il jette un œil dans les cuisines tout en prenant soin des clients, qu’il traite aussi chaleureusement que des amis. Surtout, il veille à la gestion de ses 20 salariés, formant et motivant chacun d’entre eux, en leur transmettant la "passion de ce beau métier". C’est cette liberté de créer qui n’existe plus en France, selon lui, et que Bernard Pasqualini a trouvée au Maroc. Alors qu’il a constaté la mort lente de la restauration de qualité, "un métier noble" asphyxié par trop de contraintes juridiques et fiscales, il a décidé de s’exiler et d’entamer un tour du monde afin de trouver la destination idéale pour entreprendre. Il n'a pa dépassé la première étape de son périple, le Maroc, trouvant à Marrakech un terrain propice à son ambition créatrice. Bernard se dit pleinement heureux. Il a réussi à durer, chose rare dans ce milieu à Marrakech, et à exercer sa passion sans trahir ses valeurs : proposer une cuisine sans prétention et abordable bien que basée sur des produits aussi bons au palais que pour la santé -crème fraîche végétarienne, denrées de saison, produits frais, etc. La nombreuse clientèle, marocaine et internationale qui fréquente régulièrement son établissement apprécie cette cuisine 100 % maison, réalisée à partir de produits méditerranéens, corses et italiens, dont est imprégné celui qui "baigne dans l’huile d’olive depuis son enfance". Contact : Le Chat qui rit. 92, rue de Yougoslavie-Guéliz-Marrakech. Tél. +212 (0) 24 43 43 11. Elodie MARTELLIERE (www.lepetitjournal.com - Marrakech) jeudi 10 janvier 2007
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