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ROYAUTE - Ma Majesté bien aimée |
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mardi 08 janvier 2008 |
Juan Carlos a fêté ses 70 ans samedi à Rome, et en famille. Une cérémonie spéciale en son honneur est aussi organisée aujourd'hui, au palais du Pardo avec tous ceux que Madrid compte de plus beaux. Portait de sa Majesté le Roi, descendant de Louis XIV
Juan Carlos de Bourbon (photo wikipedia)Né le 5 janvier 1938, Juan Carlos vient de célébrer ses 70 ans en petit comité à Rome, terre de d’exil pour sa famille. Une date qui marque également ses 32 années de règne en Espagne, et donc l’occasion d’organiser une cérémonie particulière au Palais du Prado de Madrid. Cet évènement réunira ce soir les représentants des hautes institutions espagnoles et étrangères. Ils seront invités à diner mais aussi à porter un regard sur les trois dernières décennies de règne symbolisées par la plus longue période de stabilité, prospérité et liberté de toute l’histoire de l’Espagne. MultiRoi Malgré les actions anti monarchiques de quelques nationalistes catalans qui ont brulé publiquement en 2007, les photos du Roi, sa cote est au plus haut dans son pays. Humble et austère, avec un sens élevé du devoir, l’homme qui a, jusqu’à maintenant, régné le plus longtemps en Espagne depuis Felipe V, est défini comme un "bon Espagnol" qui sait profiter des choses simples de la vie laissant le luxe et le strass pour les actes officiels. Suivi de près par la presse people, les Espagnols le connaissent sous toutes ses facettes: raleur, triste, tendre, ferme, proche, souriant mais aussi intransigeant et passionné. Mais qui est le Roi ? Sa Majesté descend en ligne directe de Louis XIV, c’est donc une dynastie française, les Bourbons, qui règne sur l’Espagne depuis 1713. Fils du conte de Barcelone, né en exil en 1938 à Rome, Franco le désigna comme Roi et le fit venir à Madrid pour l’éduquer. Une rude école du pouvoir où les humiliations et mesquineries ne lui ont pas été épargnées. Le plus dur aura été, pour lui, de devoir en permanence dissimuler ses sentiments et laisser croire au dictateur ce qu’il avait envie de croire. Une période qui a pris fin à la mort du vieux caudillo en 1975 et qui marque le début de l’ère démocratique. La Constitution de 1978 n’a finalement laissé au Roi que très peu de pouvoirs, il assume essentiellement des fonctions de représentation, et notamment d’ambassadeur extraordinaire de son pays. Mais rappelons tout de même, qu’il a su à plusieurs reprises sauver cette fragile démocratie et est considéré par la majorité des Espagnols comme réconciliateur "des deux Espagne". Simone Le Galhec (www.lepetitjournal.com ) mercredi 9 janvier 2008
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