|
DAKAR 2008 - L'annulation entre déception et satisfaction |
|
| Ecrit par CASABLANCA,
le 08-01-2008 00:00
|
|
L'annulation du Dakar 2008 est une grosse déception pour le Maroc où trois étapes étaient programmées cette semaine. En Mauritanie, le gouvernement déplore cette décision, contrairement aux écologistes sénégalais...

Le Dakar, ou le choc des cultures (illustration DR)
Le Ministre marocain de la Jeunesse et des Sports, Nawal El Moutawakel : "Nous sommes désolés de l’annulation du Dakar 2008. C’est une perte pour le Maroc, le pays de la paix. Nous espérons que ce rallye, annulé pour des raisons qui nous échappent, sera de retour l’an prochain". Les retombées financières pour le Maroc étaient estimées à cinq millions d'euros, selon Etienne Lavigne, directeur de l'épreuve.
Le président de la Fédération Royale Marocaine de Sport Automobile, Mohammed Felous : "Cette annulation n’est pas une bonne chose, parce que nous allions participer pour la première fois dans les catégories autos et motos. Le terrorisme n’est pas une chose logique. Les organisateurs devront tirer les leçons de l’expérience de cette année".
Aujourd'hui le Maroc (quotidien) : "Cette appréciation (d'annuler l'épreuve pour cause de sécurité) se basait, entre autres, sur des interceptions d'écoutes de groupes de la mouvance d'Al-Qaïda actifs sur la zone sahélienne qui auraient révélé ces dernières semaines des projets d'attaques contre des Français sur le parcours en Mauritanie. Même s’il se dégage une unanimité sur la pertinence sécuritaire de cette annulation, le débat bat son plein sur la possible victoire du terrorisme dans cette affaire. Fallait-il céder aux menaces d’Al Qaïda et permettre à ce réseau terroriste de dicter sa loi et d’imposer son agenda ?"
Le gouvernement mauritanien déplore l'annulation du Dakar 2008 : Il regrette cette décision, soulignant que cette mesure "n'a aucun rapport avec la réalité en terme de sécurité". Tout en reconnaissant avoir enregistré, dernièrement, "deux actes criminels séparés", les autorités mauritaniennes déplorent, dans un communiqué du ministère des Affaires étrangères, les conclusions présentant la Mauritanie comme un pays d'insécurité. Pour les autorités mauritaniennes qui ont renforcé les dispositifs de sécurité après ces deux actes en coordination avec les services spécialisés dans les pays frères et amis, "il n'y avait pas de raisons objectives pour donner une image contraire à la réalité de la Mauritanie".(afriqueenligne).
Le quotidien privé sénégalais Le Matin : "En termes de manque à gagner et de lourdes pertes en retombées financières, l'annulation de ce 30ème rallye-raid équivaut, pour nos fragiles économies, à un véritable mini-tsunami", écrit le président du groupe éditant le journal. "Car ce rallye (...) faisait beaucoup plus de bien que de mal, selon l'esprit de son fondateur, Thierry Sabine, mais surtout est et reste un simple sport", affirme-t-il. Quant aux terroristes, dont des menaces ont été évoquées par les organisateurs pour justifier l'annulation de la course, ils "s'aliènent le peu de sympathie que certaines opinions à travers le monde manifestaient à leur égard, même si l'on réprouve leur méthode" indique le patron des éditions Le Matin.
Le député écologiste sénégalais Ousmane Sow Huchard : Il salue l’annulation du Dakar-2008 qu’il assimile à un "déploiement d’argent" et à une "pollution sonore". "Nous n’avons rien contre les citoyens qui participent au Dakar en tant que manifestation comme une autre. Mais nous sommes contre ce déploiement d’argent, cette manifestation, cette pollution sonore qui traverse des villages entiers où sévit la pauvreté. Ce sont des gens qui exposent leur richesse", a déclaré M. Sow à RFM (radio privée). (source la Sentinelle). L'organisateur ASO a estimé à 22.000 tonnes équivalent carbone, le coût écologique des deux semaines de compétition. ASO indique que c'est approximativement le coût d'un Grand Prix de Formule 1... (Source Rue89). (www.lepetitjournal.com - Casablanca) mardi 8 janvier 2007
|