| Ecrit par ROME,
le 31-01-2008 23:00
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Chef de file du nouveau naturel, Pascal Thomas était à la Villa Médicis fin décembre pour présenter son dernier film, L’heure zéro. Dans cette adaptation d’un roman d’Agatha Christie, il livre un film à l’énigme machiavélique avec un excellent casting. Rencontre LPJ : Après Mon petit doigt m’a dit, L’heure zéro est votre deuxième adaptation d’un roman d’Agatha Christie. Qu’est-ce qui vous attire dans ses romans ? Pascal Thomas : J’ai lu l’œuvre d’Agatha Christie d’une seule traite. J’aime à la fois sa noirceur et l’humour décalé, la drôlerie qui s’en dégagent. Agatha Christie présente toujours des personnages singuliers avec une nature double voire quadruple ainsi que des histoires complexes. On trouve également à travers ses thrillers un thème constant : derrière des aspects les plus aimables, les choses les plus viles peuvent surgir. Au niveau visuel, Agatha Christie crée également ses propres décors Pascal Thomas dans la bibliothèque de la Villa Médicis (Photo S.F.) Au niveau de l’adaptation, quelle différence y-a-t-il entre Mon petit doigt m’a dit et L’heure zéro ? Dans Mon petit doigt m’a dit, l’histoire est très ludique malgré une noirceur profonde. On est dans du romanesque débridé. L’intrigue de L’Heure zéro est beaucoup plus construite. On est dans la manipulation. Tout est prémédité, pensé. Nous sommes face à une famille noire, très loin de celle que je représente habituellement. La combinatoire policière est très bonne et également très singulière. L’héritière d’Agatha Christie a la réputation de demander le respect strict de ses romans. Dans une interview pour Le grand appartement, vous affirmiez que le scénario était en constante évolution. Aussi, n’a-t-il pas été difficile de suivre le scénario précis que vous imposait le roman ? Je n’ai jamais été soumis à ce type de contrainte. Je me suis senti en totale liberté pour l’adaptation de L’heure zéro. En fait, plus que les romans, je pense que Rosalind Christie souhaite qu’on en respecte l’esprit. Lorsque je l’ai rencontrée, nous avons pu échanger sur ma conception de l’adaptation des livres de sa mère. Nous nous sommes rapidement aperçus que nous avions une vision commune. Aussi, ai-je réellement eu le sentiment d’avoir carte blanche. Propos recueillis par Sara FREDAIGUE. (www.lepetitjournal.com - Rome) Vendredi 1er février 2008. L'Heure Zéro est distribué en Italie par Kairos Films. Sa sortie interviendra dans les prochains mois.
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