| Ecrit par Marie Varnieu,
le 07-01-2008 23:00
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Valentino, l’un des plus grands couturiers italiens, va tirer sa révérence à la fin du mois de janvier. Fini les collections donc, les défilés et les rêves provoqués par ses robes magnifiques Valentino Garavani le 16 janvier 2007 à Milan (photo AFP)
"C'est le moment parfait pour dire adieu au monde de la mode". C’est par ces quelques mots que le couturier italien Valentino, 75 ans, a annoncé sa décision de se retirer du milieu de la mode à l'occasion des 45 ans de sa maison de couture, en septembre dernier. Même si en juillet il estimait qu’il ne savait "rien faire d'autre que dessiner des vêtements", l’Italien a pris sa décision : il ne dessinera plus de collection dès la fin du mois. Dans le milieu très select de la mode, Valentino Garavani a réussi à imposer son style, sa patte V : des splendides robes, de préférence rouge, colorées, pailletées et strassées juste comme il faut. Les plus grandes actrices ont succombé au charme de la classe à l’italienne. Si, selon son œil aguerri, "Cameron Diaz et Julia Roberts sont habillées comme des SDF", Brigitte Bardot ou encore Jacqueline Kennedy ne s’y sont pas trompées en confiant leurs robes de soirée au Maestro. L’épouse d’Aristode Onassis a sans doute été la plus vernie des clientes de Valentino : en 1968, il lui a dédié une collection totalement blanche, avant de confectionner sa robe de mariée, toute de dentelle parée. Une véritable consécration pour celui qui a été formé en France, à l’Ecole de la chambre syndicale. "Ma passion d’adolescence, mon métier" Animé par une féroce volonté de faire son trou, Valentino a débarqué dans les ateliers du styliste grec Jean Desses et du Français Guy Laroche au milieu des années 50. Sa formation terminée, il a ouvert son premier atelier à Rome et sa première collection, présentée en 1962 à la Pitti de Florence a été un véritable succès. Peu à peu, des boutiques Valentino ont fleuri dans le monde entier, de Milan à Paris, en passant par Séoul ou Palm Beach. En 1984, le couturier a même effectué une petite entorse à ses habituels défilés haute-couture ou prêt-à-porter en habillant les athlètes italiens qualifiés pour les Jeux olympiques. En plus de la gloire, les récompenses ont aussi permis à Valentino de se distinguer de ses collègues. Pêle-mêle, il a reçu la Légion d’honneur française et son équivalence en Italie, le Prix Neiman Marcus (Oscar de la mode à Dallas) et un trophée pour l’ensemble de sa carrière, le "Lifetime achievement award". "J'ai eu la chance de faire de ma passion d'adolescent le métier qui m'a donné tant de joies et de reconnaissance", a conclu Valentino. Chapeau bas l’artiste ! Marie VARNIEU. (www.lepetitjournal.com) mardi 8 janvier 2008 Site officiel de la maison de couture de Valentino
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