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Page 1 sur 2 Deux semaines après les premières élections tenues depuis le coup d’état, le parti vainqueur du scrutin s’échine encore à former un gouvernement de coalition tandis que les plaintes en justice se succèdent pour lui barrer la route. Certaines cherchent l’annulation des élections, d’autres la dissolution du parti. Les analystes évoquent un simple "rééquilibrage des forces" Le 23 décembre, les Thaïlandais ont voté nombreux pour sortir de 2 ans de crise politique, affichant 75% de participation, un record au-delà des espérances du gouvernement qui attendait 70%. (Photo Pierre Queffélec)
Le parti Palang Prachachon, ou Parti du Pouvoir du Peuple (PPP), a manqué la majorité absolue de 8 sièges, le 23 décembre et s’affaire depuis plusieurs jours pour former un gouvernement de coalition fort d’une confortable majorité. Trois petits partis - Ruam Jai, Matchima et Pracharoj - l’ont déjà rejoint lui donnant une légère avance avec 254 sièges. Deux autres formations - Chart Thai et Pua Pendin - devraient officialiser leur décision d’ici à la semaine prochaine. Mais en attendant, les obstacles se dressent de plus en plus nombreux devant le PPP. Le PPP devant la Cour Suprême La semaine dernière, la Cour Suprême de Thaïlande a accepté de considérer une plainte accusant le PPP d’être un substitut du Thai Rak Thai (TRT) de l’ancien Premier Ministre Thaksin Shinawatra. Cette décision, divulguée vendredi par un officiel sous couvert de l’anonymat, pourrait bien compromettre l’avenir du PPP. La Cour Suprême devrait entendre l’affaire le 15 janvier, selon la même source. La plainte en question a été déposée par un candidat non élu du Parti Démocrate, Chaiwat Sinsuwong. Ce dernier estime que le PPP n’a aucune légitimité du fait qu’il s’agit d’une réincarnation du TRT, formation considérée hors-la-loi et dissoute par la Cour Constitutionnelle le 30 mai 2007, et que ses dirigeants agissent au nom de l’ancien Premier Ministre Thaksin Shinawatra. Le candidat du Parti Démocrate dénonce également la distribution par le PPP pendant la campagne électorale d’un CD faisant intervenir Thaksin Shinawatra. L’ancien Premier Ministre, renversé par le coup d’état du 19 septembre 2006, vit depuis en exil et a été interdit de politique pour cinq ans par la Cour Constitutionnelle le 30 mai 2007. Il doit également être entendu par la justice thaïlandaise pour une affaire de corruption. Si la Cour Suprême statue en faveur du plaignant, le PPP pourrait être dissout par la Cour Constitutionnelle.
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