| Ecrit par Jérémy Patrelle,
le 04-01-2008 00:00
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Comme lors de chaque mercato depuis quelques années, Nicolas Anelka fait l’objet de spéculations diverses et variées. Cet hiver, c’est à Chelsea qu’on annonce l’international français. Un club à la hauteur de son niveau de jeu retrouvé Nicolas Anelka a repris du plaisir sur le terrain, et ses performances des couleurs (photo AFP)
Même si le président de Bolton, Gary Megson, nie l’existence de toutes négociations concernant son attaquant vedette Nicolas Anelka, il a aujourd’hui peu de chance de conserver son frenchie. Meilleur buteur du club avec 10 buts en 18 matches, l’enfant terrible du football français semble en voie de trouver une équipe à la hauteur de ses aptitudes énormes. Car depuis Arsenal en 1999 et, à un degré moindre, le Real Madrid l’année suivante, Anelka s’est perdu sur le pré et en dehors. Un retour au PSG, son club formateur, un prêt à Liverpool, trois saisons correctes à Manchester City, deux années honorables à Fenerbahce avant de s’installer à Bolton en 2006. Rien de bien ronflant pour un joueur d’un tel talent. Pire, il a raté toutes les compétitions internationales avec l’équipe de France, excepté l’Euro 2000. Au total, ce sont trois coupes du Monde et un Euro qui lui sont passés sous la semelle. Du gâchis. Mais depuis 2005, Anelka est progressivement revenu dans les petits papiers du sélectionneur des Bleus, Raymond Domenech. Après un premier retour lors de la tournée des Bleus en Martinique en novembre 2005, il revient durablement avec le coq sur la poitrine après le Mondial 2006. Et depuis lors il est le choix n°2 du sélectionneur derrière le recordman des buts en équipe de France, Thierry Henry. Grand bleu en 2008 ? Pourquoi un tel changement ? Tout simplement parce que l’homme et le joueur ont évolué. L’homme d’abord, qui a su se faire discret et se consacrer uniquement au ballon rond. Le joueur ensuite, qui a étoffé de manière spectaculaire son jeu. S’il va peut-être un tout petit moins vite qu’avant, il s’est doté d’un bagage technique diablement intéressant. En neuf et demie, façon Youri Djorkaeff de la grande époque, il apparaît comme le complément idéal de Thierry Henry. Capable de remonter le ballon sur plusieurs mètres et créer ainsi de nombreuses brèches, il a aussi amélioré son efficacité devant le but. Tant et si bien que les Blues de Chelsea misent sur lui lors du mercato. Et à bientôt 29 ans, Nico veut enfin revenir dans une grosse équipe : "Je veux aller à Chelsea. Surtout que je suis qualifiable pour la Ligue des Champions". Une compétition qu’il a également trop souvent ratée faute de jouer dans un grand club. Si ce transfert se concrétise (entre 15 et 20 millions d’euros), l’international -43 sélections, 11 buts- pourrait connaître une grande année bleue. Car il y a fort à parier que le joueur fera partie des 23 sélectionnés pour l’Euro 2008 organisé par la Suisse et l’Autriche. Et si 2008 était enfin l’année Anelka ? Jérémy PATRELLE. (www.lepetitjournal.com) vendredi 4 janvier 2008
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