| Ecrit par Marion ERAUSO,
le 02-01-2008 23:00
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Vendredi 21 décembre, la célèbre jeune soprano de 10 ans, BosbaPanh, s’est produite au Chaktomuk Hall de Phnom Penh pour présenter son deuxième album intitulé SrorMay. Revenons sur le parcours de cette star montante de la chanson khmère
BosbaPanh, étoile montante de la chanson cambodgienne.
Bosba est une jeune cambodgienne comme les autres, ou presque… Aujourd’hui âgée de 10 ans, elle est issue d’une famille cambodgienne traditionnelle. Si elle est la nièce du célèbre réalisateur Rithy Panh (S-21, la machine de mort Khmère rouge), ce n’est pourtant pas vers le 7ème art qu’elle s'est tournée, mais vers la musique. Elle commence à apprendre la guitare à l’âge de 6 ans et se met au chant un an plus tard. Elle rencontre alors une professeur de chant chinois qui découvre son talent de soprano et dira par la suite que " Bosba est née pour chanter ". Ensuite, la jeune fille apprend le violon et sort son premier album intitulé Phnom Penh en juin 2006. Bosba est une jeune fille très cultivée : scolarisée en CM2 au lycée Descartes, elle parle couramment le khmer, bien entendu, l’anglais, le français et le lao. En plus de partager son temps entre l’école, ses amis et sa famille, Bosba suit un "entraînement" digne d’une championne : cours de chant, de musique et de sport hebdomadaires, dispensés par des professeurs cambodgiens réputés.
La compagnie BosbaPANH Face au succès de Bosba auprès des jeunes cambodgiens, le père de la jeune fille a créé la compagnie BosbaPANH. En collaboration avec des professeurs de l’Université Royale des Beaux Arts, le but de la compagnie est de rendre la musique accessible aux enfants de tout horizon. Ainsi, la compagnie contribue à la sauvegarde et à la transmission de l’héritage musical cambodgien. Aujourd’hui la compagnie propose différentes activités comme de l’initiation à la musique, des cours de musique et de chant, des ateliers d’échanges avec des musiciens étrangers, mais aussi l’accès à un centre de ressources audiovisuelles.
Le concert Le but du grand concert de la compagnie était de faire découvrir le nouvel album de Bosba, SrorMay, qui signifie "rêves" en khmer. Bosba a ainsi voulu exprimer sa joie d’être une artiste mais aussi son ouverture d’esprit puisqu’elle évolue au croisement de plusieurs cultures. Le concert, soutenu par le Ministère de la Culture et des Beaux Arts, a été ouvert par le ministre de la Culture et des Beaux Arts Veng Sereyvuth lui-même, devant une salle comble. Au moins 700 personnes - des officiels, des camarades de classe, des fans - sont venues assister au concert de la jeune soprano et beaucoup ont passé deux heures debout. Sur scène, nous avons bien sûr pu écouter Bosba, mais aussi d’autres jeunes musiciens de la compagnie comme Lauv Panh, le petit frère de Bosba qui joue de la flûte traversière, et d’autres jeunes qui viennent de tout le Cambodge (province de Svay Reng, Kandal, Prey Veng…). Au programme : des chants traditionnels, d’autres chants écrits par le Roi Norodom Sihanouk, mais aussi un répertoire plus international avec du Bob Dylan ou encore La mauvaise réputation de Brassens, " l’une des chansons françaises préférées de mon père" a confié Bosba à la suite du concert. Après ce grand concert, quand on demande ses projets à la jeune fille, elle répond, satisfaite de sa prestation, qu’elle va se reposer un peu avant d’entamer la nouvelle année, qui sera riche en évènements. Marion ERAUSO (www.lepetitjournal.com) jeudi 3 janvier 2008
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