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Nicolas Sarkozy était en visite officielle hier à Rome sans sa nouvelle amie Carla Bruni. Reçu en audience privée par le Pape Benoit VI, il a également rencontré Giorgio Napolitano, Président de la République italienne, José Luis Rodriguez Zapatero, Président du gouvernement espagnol et Romano Prodi, Président du Conseil des ministres. Il a notamment discuté de la venue du Pape en France au second semestre 2008 et défendu son projet d’Union méditerranéenne Nicolas Sarkozy saluant les Gentilshommes du Pape en présence de Mgr. Harvey (photo S.F.)
Journée marathon pour Nicolas Sarkozy hier à Rome. Reçu en audience privée par le Pape Benoit XVI, il a pu s’entretenir dans sa langue avec son hôte. A cette occasion, il lui a remis deux exemplaires originaux La joie et L’Imposture de Bernanos dont le Pape est un lecteur assidu. Le Président de la République française s’est ensuite entretenu avec le Cardinal Bertone pour échanger sur de grands dossiers internationaux comme l’Europe, le Moyen-Orient et le drame des otages. Devant le regard étonné des touristes, il a alors visité la Basilique Saint Pierre et ses fouilles, puis a pris une minute pour se recueillir sur le tombeau du Pape Jean-Paul II.
Les religions ne sont pas un danger mais plutôt un atout A 16h, Nicolas Sarkozy a pris possession officiellement de son titre de premier et unique Chanoine d’honneur de la Basilique Saint Jean de Latran lors d’un office présidé par le cardinal Camillo Ruini, vicaire de Rome pour le pape Benoît XVI. A l’issue de cette célébration, le chef de l'Etat français a évoqué dans le salon du Palais du Latran les valeurs auxquelles il est attaché. Tout en rappelant que "les racines de la France étaient essentiellement chrétiennes", il a également appelé de ses vœux une "laïcité positive." Pour lui, "il faut rechercher le dialogue avec les grandes religions de France et faciliter la vie quotidienne des grands courants spirituels plutôt que de chercher à la leur compliquer." Cette laïcité doit veiller à la liberté de penser et considérer que les religions ne sont pas un danger, mais plutôt un atout. Une union pour surmonter les inégalités et les problèmes d'immigration Nicolas Sarkozy a ensuite été reçu au palais du Quirinal où Giorgio Napolitano a salué en lui l’homme qui a su donner une nouvelle impulsion à l’Europe. A la fin de cette journée au pas de course, le Président français a rejoint Romano Prodi, Président du Conseil des ministres et José Luis Rodriguez Zapatero pour un dîner de travail sur l’Union méditerranéenne. Derrière un discours pragmatique, les trois hommes se sont entendus sur la nécessité de construire l'union pour surmonter les inégalités et les problèmes d’immigration. Pour Nicolas Sarkozy, "en Méditerranée se joue une partie de l’humanité". Il a donc lancé un appel a avoir le même courage qu’ont eu ses pairs il y a 60 ans pour la création du projet européen. Afin d’avancer sur le projet de l’Union méditerranéenne, il a annoncé la tenue du Sommet de Paris le 13 juillet 2008 qui réunira les Chefs d’Etat européen. Les trois hommes n’ont par contre pas débattu officiellement entre eux sur la place qui serait accordée à la Turquie. Sara Fredaigue (www.lepetitjournal.com - Rome) vendredi 21 décembre 2007 Pour aller plus loin : Discours de Nicolas Sarkozy au Palais du Latran.doc Qu'est ce qu'un chanoine d'honneur : article de La Croix
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