| Ecrit par Lisbonne,
le 19-12-2007 23:00
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Après quelques années de succès, le groupe des quatre humoristes "Gato Fedorento" décide de prendre une année sabbatique. Leur programme "On dit que c'est une espèce de magazine", diffusé le Dimanche soir sur RTP (chaîne publique de télévision) touche à sa fin. La fatigue est, selon eux, le mobile invoqué 
Le groupe d'humoristes "Gato fedorento" (Photo DR)
Pourtant, le succès était là. Une réussite à base de beaucoup de travail, car les "Gato Fedorento" faisaient tout tous seuls : l'écriture et l'interprétation des textes ; la mise en scène ; la présentation du programme et finalement la postproduction, qu'ils suivaient jusque dans les moindres détails. Mais cela en faisait vraiment trop pour eux. Mais, pour beaucoup de gens, cet abandon alors qu'ils étaient arrivés au sommet, n'est pas normal et déjà les mauvaises langues s'empressent de dire que c'est un adieu définitif.Pourtant, on ne peut pas dire que le succès leur ait fait tourner la tête car ils continuent à être fidèles à eux-mêmes, ne comprenant pas cet engouement autour de leurs personnages.Et s'ils ne refusent jamais de donner un autographe, ils ont du mal à saisir pourquoi quelqu'un s'intéresse à leur signature. D'ailleurs, ils parlent à leurs fans comme s'ils parlaient à des amis, peut-être parce qu'ils ne se sont jamais fait à l'idée d'avoir des fans. Et ils fuient les grandes soirées comme s'ils avaient peur d'attraper un virus. La notoriété, après un démarrage plus que difficile En 2004, quand ils ont démarré à la télévision, l'humour de ces quatre amis révolutionnait le panorama humoristique portugais. Ils gagnaient à peine 1250 euros pour chaque programme de 25 minutes. Tenus de payer les costumes de scène et les figurants, quelquefois, ils perdaient de l'argent. Mais, après toutes ces difficultés, leur humour s'est imposé en faisant d'eux des figures respectées. Aujourd'hui, ils sont plus connus que certains ministres et leurs sketches sont plus redoutés que les propos des commentateurs du petit écran. Parmi leurs sketches les plus marquants, il faut rappeler celui qui ridiculisait Marcelo Rebelo de Sousa, célèbre commentateur de télévision, lors du référendum sur l'avortement, car selon beaucoup de journaux, ce sketch a fait "plus pour le oui que n'importe quelle campagne". La boutade sur Pinto da Costa, dirigeant du FC Porto, qui leur a valu une action en justice ; une pancarte qui ironisait sur le PNR (parti d'extrême droite) sont quelques uns des plus jolis faits d'armes du quatuor.
C'est donc avec un peu de tristesse que les Portugais voient s'arrêter un programme qui était déjà une référence à la télévision. Car, au contraire de la France, le Portugal n'est pas un pays où foisonnent les humoristes.
Manuel GASPAR. (www.lepetitjournal.com – Lisbonne) jeudi 20 décembre 2007
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