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Noël approche à grands pas, et nombreux sont ceux qui parcourent les souks et autres échoppes à la recherche de cadeaux. Par manque de temps et d’idées, l’originalité n’est souvent pas au rendez-vous : un papyrus pour le beau-frère, une pyramide en plastique pour la cousine... Et si cette année, nous faisions primer un artisanat plus typique ? 
Le souk de Khan El-Khalili est sûrement l’une des curiosités cairotes les plus connues. Véritable caverne d’Ali Baba pour certains, simple attrape-touristes pour d’autres... Les impressions peuvent diverger, mais tout le monde s’accorde sur la qualité en baisse des marchandises proposées dans ces ruelles touristiques, objets parfois "made in China", alors qu’il suffit de traverser la rue pour trouver de l’artisanat de bien meilleure qualité, et réalisé sur place ! Dans cette partie du Khan on trouve de très beaux tissus (Photo Noémie Bonnin-LPJ) De l’atelier à l’étalage : un circuit court Entre la mosquée Al-Azhar et Bab Zuwayla, se trouve donc un quartier aux mille trésors. Parmi les vendeurs de poules et les cafés traditionnels, de nombreux ateliers d’artisanat se côtoient depuis plusieurs générations. Et ici, il n’est pas question de vendre des objets fabriqués à la chaîne de l’autre coté de la planète : tout est fait sur place, et l’on peut même admirer le travail minutieux des artisans. Ils se feront un plaisir de vous montrer leurs méthodes et leur savoir-faire, acquis au fil du temps. De petits artisans de qualité, aux méthodes traditionnelles Prenez par exemple la rue juste au-dessus du bâtiment où se produisent les danseurs soufis, près de la mosquée Al Ghouri. A quelques mètres de là, Mohamed vend ses patchworks. Si le moment est calme, vous le trouverez sûrement en train de coudre tranquillement ses tissus : nappes, housses de coussins, dessus de lit... Dans la rue qui s’enfile immédiatement après se situent plusieurs ateliers. L’on y trouve en particulier les fameuses boites aux motifs géométriques et jeux d’échecs ou de taoula (backgammon) : la différence se fait vite entre le plastique et la nacre ! A vous d’en choisir la proportion suivant votre budget... Autre tradition dans le quartier, le travail du cuivre. De belles lampes sont notamment réalisées (les fanous), avec les mêmes méthodes depuis des années. Enfin, pour les amateurs d’artisanat de luxe, il est possible de s’offrir une véritable défense d’éléphant, minutieusement décorée de hiéroglyphes et autres pharaons... De nombreuses heures de travail sont nécessaires à la réalisation de cet objet rare !
Une défense gravée de hiéroglyphes: de nombreuses heures de travail (Photo Noémie Bonnin-LPJ) Ces quelques indications vous aideront peut-être à renouveler votre stock de cadeaux habituels. Le mieux étant bien sûr de se perdre dans le quartier le nez au vent. Les meilleures rencontres se font le plus souvent au hasard ! Profitons en tant qu’il est encore temps : nul ne sait jusqu’à quand cet artisanat tiendra tête à la rude concurrence des produits importés... Noémie Bonnin. (www.lepetitjournal.com - Le Caire) mercredi 19 décembre 2007 |