| Ecrit par ROME,
le 19-12-2007 00:02
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Amoureuse de la chanson française depuis son plus jeune âge, Monique Bassereau chantera Piaf et ses contemporains vendredi à l’Arciliuto. Sous le ciel de Rome elle évoque sa nostalgie des grands chanteurs et d’une époque révolueLepetitjournal.com : Vous êtes soprano contre alto, quelle est votre formation ?
Monique Bassereau : J’ai une solide formation de piano mais je n’ai jamais réellement appris le chant. Celui-ci m’habite en fait depuis mon plus jeune âge. Dès 16 ans, j’ai fait les radio-crochets et à 18 ans, j’ai gagné un prix pour l’interprétation des œuvres de Piaf. Je voulais devenir chanteuse en passant par le Petit Conservatoire de la Chanson de Mireille. Mes parents en ont décidé autrement et j’ai donc suivi des études en Allemagne. J’ai ensuite rencontré mon mari et fait toute ma carrière professionnelle en Italie dans la haute-couture. Monique Bassereau (photo M.B.) Mais vous chantez depuis dix ans, comment avez-vous commencé vos récitals ? Par hasard. Il y a 10 ans, à la fin d’un concert privé, le pianiste a commencé à jouer des airs de chansons françaises. Quelqu’un dans l’assistance m’a demandé de chanter pour l’accompagner. J’ai entonné Les feuilles mortes, la seule chanson dont je me souvenais. Une des personnes présentes a été conquise par ma voix. De là, j’ai pris des cours avec Caio Bascerano et commencé à donner des petits concerts puis des récitals de plus en plus importants jusqu’à, par exemple, chanter un hommage à Piaf à l’Auditorium Parco de la Musica et au Campodiglio. J’ai également chanté la Marseillaise sur le balcon de l’Ambassade de France pour le 14 juillet. Ce fut un moment très émouvant. Comment est né votre amour pour Piaf ? Je l’ai vu en concert quand j’avais 9-10 ans. Ce qui m’intéresse chez elle, c’est l’émotion. Elle résume l’époque de la renaissance industrielle française avec les bals guinguettes. J’aime aussi ses chansons d’amour. Je n’aurais pas pu chanter des chants de protestation. Comment vous sentez-vous à l’approche de ce concert ? Le répertoire de Piaf est inscrit en moi. Il suffit que je monte sur scène et en deux minutes j’y suis. Ses chansons m’habitent. Je les incarne depuis près de dix ans. Le 21 décembre, pourquoi faut-il venir écouter cet hommage à Piaf et ses contemporains à l’Arciliuto ? Pour revivre l’émotion de la grande chanson française. Pour revivre une époque révolue où les ouvriers se retrouvaient dans les bals populaires et où les chanteurs de rues étaient courants. Propos recueillis par Sara Fredaigue (www.lepetitjournal.com - Rome) mercredi 19 décembre 2007 Pour en savoir plus : Le site officiel de Monique Bassereau Le Petit Conservatoire de la Chanson
Pour connaitre le programme complet du récital du 21 décembre : programme Arciliuto.doc
| Vendredi 21 décembre, à l'Arciliuto (piazza di Montivecchio, 5), à 20h30, Monique Bassereau donnera un récital "Edith Piaf et Paris". Diner-concert 50 euros (gastronomie sicilienne). Réservation : 06 68 79 419 ou mailinglist@arciliuto.it |
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