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EUROPE – Le Traité de Lisbonne met fin à trois années de crise institutionnelle |
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| Ecrit par Lisbonne,
le 13-12-2007 23:00
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Sous un soleil radieux, et sans le moindre nuage pour cacher quoi que ce soit, le projet constitutionnel, devenu traité réformateur, voit enfin le jour sous la dénomination de Traité de Lisbonne
Photo LPJApres les interventions de Mr Socrates, Durão Barroso et Hans Gert-Pottering, principaux dirigeants en exercice des institutions européennes, il s'est ensuivi la signature qui a débuté à 12h25 pour se terminer à 12h49. La cérémonie a eu lieu ce 13 décembre au Monastère de Jerónimos, monument qui représente tout un symbole pour le Portugal. En effet, c'est ici qu'a eu lieu la signature de l'adhésion du Portugal à la communauté eropéenne, il y a de cela 22 ans. Ce nouveau traité porte en lui l'espoir de mettre fin à la crise institutionnelle où l'Europe était plongée depuis trois ans, suite aux votes contre des Français et des Hollandais au traité constitutionnel. Il doit maintenant être ratifié par les 27 états membres, soit par voie référendaire, soit par voie parlementaire, condition essentielle, sine quoi non, pour son entrée en vigueur prévue pour le 1er janvier 2009. Pour ce qui est du Portugal, le gouvernement ne s'est pas encore prononcé, mais les portugais n'oublient pas les promesses électorales de Mr Socrates, il y a deux ans, qui portaient sur un référundum.
Ce traité différe t-il du projet constitutionnel? A part quelques petits rajouts, ce traité est presque le frère jumeau du projet constitutionnel. Dans une analyse comparée, Valéry Giscard d'Estaing, le principal artisan du projet constitutionnel, estime que "le traité de Lisbonne se présente comme un catalogue d'altérations aux traités précédents." Et il poursuit: "Les juristes n'ont pas fait d'innovations. Ils sont partis du texte du traité constitutionnel, l'ont séparé par éléments et ont inséré ces éléments, un par un, sous forme d'amendements dans les deux traités existants: Rome(1957) et Massdtricht(1992)" En parlant du contenu, Giscard d'Estaing éclaircit: "les propositions Institutionnelles du traité constitutionnel –les seules importantes pour les membres de la convention- se trouvent intégralement dans le Traité de Lisbonne, mais dans un ordre différent que celui des traités antérieurs." Il continue en faisant quelques critiques: " le traité de Lisbonne est illisible pour les citoyens qui sont constamment obligés de consulter les traités de Rome et Maastricht par rapport auxquels les changements ont été faits" Et pour en finir: "la conclusion est évidente. Dans le traité de Lisbonne, rédigé exclusivement à partir du projet du traité constitutionnel, les outils sont absolument les mêmes. On a à peine changé le rangement dans l'armoire, et la propre armoire a été reconstruite, où existent trois tiroirs qu'il faut remuer pour trouver ce que l'on cherche" Le sentiment qui en ressort en général c'est que les politiques ont décidé en faisant abstraction de ce qui pense le peuple européen. Espérons que dans un futur très proche, lors des élections européennes, ces mêmes politiques n'aient pas l'idée d'occuper les sièges sans avoir besoin du vote des européens. Manuel Gaspar (www.lepetitjournal.com – Lisbonne) vendredi 14 décembre 2007
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