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CITÉ - Macri se donne les moyens de réussir |
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mercredi 12 décembre 2007 |
Depuis dimanche soir, Mauricio Macri est officiellement devenu le cinquième chef du gouvernement de la ville de Buenos Aires. L’homme s’est engagé sur deux fronts : améliorer les infrastructures publiques et combattre l’insécurité
Du concret, peu de mots. Avec cette phrase de campagne qu’il a répété dimanche lors de la cérémonie d’investiture en tant que nouveau chef de gouvernement de la ville de Buenos Aires, Mauricio Macri entend se démarquer de ses quatre prédécesseurs. Et pour agir, l’homme fort du centre droit, pressenti pour être le véritable rival du kirchnerisme, pourra compter avec une confortable majorité au sein du parlement de la capitale. Ce chef d’entreprise veut aller vite et engager Buenos Aires dans un important plan d’investissement. "Avec moi, un chantier qui commence est un chantier qui se termine en temps et en heure. Le gouvernement doit respecter son budget d’investissement et les entreprises leurs budgets et leurs délais".
Etendre le réseau de métro L’ingénieur multi-millionaire, père de trois enfants, démarrera ces bonnes résolutions dans le domaine de l’éducation. Ainsi pour le mois de mars, 150 millions de pesos seront dépensés dans la réfection des écoles les plus détériorées. Un plan d’urbanisation des villas miserias (bidonvilles) de Buenos Aires, et en particulier au sein de la plus emblématique d’entre elles, la villa 21, située à quelques encablures du quartier des affaires, devrait suivre. L’autre chantier, promis par Mauricio Macri lors de sa campagne, sera l’extension de 27 kilomètres du réseau de métro. Deux nouvelles lignes devraient être créées et les lignes H et C terminées. Pour cela, le nouveau maire est rentré satisfait de la tournée entreprise en Espagne auprès d’investisseurs privés.
Augmentations d'impôt Néanmoins, pour se donner les moyens de son ambition, Mauricio Macri ne craint pas le déficit –son assemblée législative a voté un budget où l’endettement se situe aux alentours de 1.600 millions de pesos-, ni les grosses augmentations d’impôt auxquelles les portègnes vont être confrontées dès l’an prochain. Mais pour maintenir l’enthousiasme déclenché lors des élections municipales, où Macri battait, il y a cinq mois, le très populaire ministre de l’Éducation Daniel Filmus avec 61% des voix, l’ancien chef d’entreprise devra résoudre le problème d’insécurité. L'ex président du club de Boca est partisan d’une politique dure et a fait part au gouvernement de sa volonté de contrôler la police, aujourd’hui compétence nationale, et de recruter de nouveaux agents. Avant cela, le nombre de caméras de sécurité sera multiplié par six. Le nouveau "jefe de gobierno" devra agir vite et bien. Car, avant même son investiture, des affaires de corruption ont déjà entachés plusieurs de ses adjoints. Malgré les procédures judiciaires en cours, ils ont été maintenus. Caroline BÉHAGUE. (www.lepetitjournal.com - Buenos Aires) mercredi 12 décembre 2007 |