| Ecrit par LE CAIRE,
le 10-12-2007 23:01
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"Respire et vas-y… une meilleure vie sans fumer", c'est le titre de la campagne nationale antitabac, lancée par le ministre de la Santé Hatem El Gabali. En Egypte, le nombre de fumeurs a atteint 13 millions dont un demi million sont âgés de moins de 15 ans  "Dans le cadre de cette campagne, l’aéroport du Caire a créé des zones-fumeurs et infligé des amendes de 50 a 100 L.E (9 à 18 dollars) aux contrevenants", constate sur place Ashraf EL Fekki, de l’Agence de Presse du Moyen-Orient (MENA). Selon les chiffres qu'il cite, l’aéroport distribue au moins 30 contraventions par jour. Une question se pose : les amendes sont-elles indispensables pour garantir le respect des règles ? Aïcha Aboul Foutouh, conseillère à l’Institut égyptien des recherches sur la lutte antitabac, juge impératif l’adoption de mesures strictes pour l’application des lois sur le tabagisme. Elle indique que la faculté de médecine a non seulement fixé une amende de 10 L.E, mais imposé aussi le retrait de la carte des étudiants qui fument dans l’enceinte universitaire. "Au sein des hôpitaux de l’université d'Ain Shams, les fumeurs écopent d'une amende de 10 LE", ajoute-t-elle. Mais les réglements restent parfois lettre morte. La directrice de l’Institut d’infirmerie, Hoda Othman, indique que l’amende, allant de 5 à 20 L.E risquée par les fumeurs au sein de l’Institut, n’a jamais été appliquée. "Aucune consigne n’a été imposée aux fumeurs au sein de l’université", remarque le Dr Fawzi Issa, professeur d'italien à la faculté de Alson à l’université de Ain Shams, souhaitant l’application de règles strictes.
Contre toute attente, les espaces fumeurs apparaissent au Caire (photo Safaa Ismaïl)
L'administration ne donne pas l'exemple Hassanein El Shoura, membre du bloc parlementaire des Frères musulmans a réclamé au ministère de la Santé la réactivation de la loi sur la lutte antitabac dans les institutions publiques. Il dénonce le fait que les règles interdisant de fumer ne sont pas imposées dans tous les ministères et les administrations. Sur un autre terrain, le comité national de la lutte antitabac regroupant des représentants de diverses catégories de la societé et présidé par Dr Hamdi El Sayed, a envoyé des recommandations au ministre de l’Information Anass El Fekki l’appelant à interdire le tabagisme dans les feuilletons. Il met aussi l’accent sur le rôle des municipalités dans l’interdiction du narguilé dans les cafés.
Safaa ISMAIL. ( www.lepetitjournal.com, Le Caire) mardi 11 décembre 2007
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