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Les cours particuliers sont un phénomène très répandu qui caractérise l'éducation en Egypte. Ils se servent aujourd'hui de la révolution de la communication pour se relooker… 
Assem, suit un cours particulier de sciences (Photo Moaaz Mahmoud-LPJ Le Caire) "Allo, Moaaz ? S'il te plaît, si tu télécharges quelque chose, arrête car la connexion est trop lente et moi j'ai un cours en ligne dans cinq minutes". C'est ce que m'a dit Assem, mon voisin de 10 ans, au téléphone, avec qui je partage une connexion ADSL. Plusieurs fois par semaine, il se rend sur www.ostazonline.com (professeur en ligne) lancé en 2004 par le ministère de la Communication. Ce site a pour objectif d'améliorer le niveau des élèves et de créer un substitut aux cours particuliers, devenus un véritable système d'enseignement parallèle avec un budget annuel de 16,5 milliards LE (contre 18,5 milliards LE comme budget pour le ministère de l'Education). Moins cher, plus rapide Ostazonline, qui n'est qu'une version très simplifiée de la technique de vidéo-conférence, a plusieurs avantages, selon Obaida, le frère aîné d'Assem : "Le site épargne à Assem la peine de se déplacer pour assister aux cours particuliers. C'est ce dont je souffrais quand j'étais à l'école". De plus, techniquement, le site est très simple d'utilisation.Même Assem peut s'en servir tout seul. S'ajoute à cela que ces cybercours particuliers sont beaucoup moins chers. Par exemple, un cours particulier ordinaire de mathématiques pour le bac coûte de 100 a 500 LE par mois (selon le niveau de professeur, le nombre d'étudiants qui assistent au cours et le quartier), alors que le cours en ligne coûte 68 LE (1 euro = 8 LE). C'est pour toutes ces raisons qu'Ostazonline compte aujourd'hui 5947 abonnés. Cependant, la cyber-éducation ne satisfait pas tout le monde. L'absence d'interaction directe entre enseignant et étudiant semble très grave pour Mansour Michel, chercheur et spécialiste dans le domaine de l'éducation : "Livrer l'information brute n'est pas la fin du processus éducatif. L'interaction, les anecdotes, les devinettes, les blagues et tous les autres moyens par lesquels l'information est livrée sont beaucoup plus importants que l'information en elle-même". Moaaz ZOGAIMY. (www.lepetitjournal.com - Le Caire) jeudi 13 décembre 2007 |