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Malgré d’importantes réformes douanières, le secteur privé ne semble pas satisfait et critique la lourdeur des formalités qui subsistent  Malgré d'importantes réformes et la modernisation, le dédouanement reste un casse tête. Ici le port d'Aexandrie (photo Sayed Abdel Kader)
Une des cinq meilleures réformes entreprises par l'Egypte, telle est l’évaluation du rapport du Doing Business concernant les douanes. Les avancées dans ce domaine ont été saluées par les partenaires du pays, et notamment la baisse des tarifs douaniers à 9% pour être conforme aux règles de l’OMC. De même, la simplification des formalités douanières est soulignée. Mais le secteur privé ne semble pas satisfait. "Personne ne peut nier le progrès qui a eu lieu, mais par rapport au reste du monde, nous sommes très en retard. Dans les pays voisins comme la Jordanie et Israël, le dédouanement prend maximum 24 heures", souligne Tarek Tawfik, président de la chambre de l’industrie alimentaire. Avis partagé par Hossam Leheta, PDG de la compagnie Egy Trans : "Si l’organisme se vante d’un seul jour pour le dédouanement, elle ne compte pas les procédures demandées par les autres directions. Le dédouanement complet des produits alimentaires prend entre 8 à 15 jours !" Approbation du ministère de la Santé, de l’Agriculture, de l’organisme de surveillance des exportations et des importations, de la médecine vétérinaire, des services sécuritaires, de l’organisme des ports : la liste est longue. Mais les entrepreneurs se plaignent du manque de coordination entre ces différentes administrations.
Tracas administratifs "Est-il logique d'attendre le comité du ministère de la Santé qui vient seulement deux fois par semaine ? C'est une perte du temps". Et d’ajouter : "Pire encore pour prendre l’approbation du laboratoire et pour compliquer un peu les choses, la signature du directeur du labo n’est pas suffisante. Seul le ministre adjoint de la Santé est la personne en charge. C’est ainsi qu’on perd trois autres jours". Pour l’Etat la justification est simple. Mohamed Saleim, directeur de l’Organisme des douanes indique que ces autres procédures ne sont pas de ses compétences. "On n’a pas de pouvoir sur ces directions. Tout ce qu’on a pu faire c’est de les réunir le jour de l’examen", se dédouane-t-il. La seule solution à long terme est de relier toutes les directions concernées pour éliminer toute perte de temps. "Un projet pour installer un système électronique est en cours d’application pour relier tous les services douaniers. On a déjà commencé en octobre dernier mais ça prendra 18 mois", conclut Mahmoud Abou El Eila, chef du département des réformes douanières. Une nouvelle loi sera examinée au cours de la session actuelle de l’Assemblée du peuple et sa mise en application est prévue en 2008. Pour cela, l’Egypte a reçu des dons de l’aide américaine (Usaid) de 30 millions de dollars, ainsi que 6 millions d’euros de l’Union européenne, et 1,3 millions FCH de la Suisse. Ibtessam ZAYED. (www.lepetitjournal.com - Le Caire) lundi 10 décembre 2007 |