| Ecrit par ROME,
le 05-12-2007 23:02
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Les relations entre Nicolas Sarkozy et Romano Prodi ne sont pas des plus amicales. Pourtant, le 30 novembre au sommet franco-italien de Nice, tous les deux ont affiché leur volonté de rapprochement entre l’Italie et la France. Objectif avoué : "aboutir à une coopération industrielle plus soutenue". Les raisons des tensions Si Nicolas Sarkozy et Romano Prodi s’estiment, leurs visions différentes de la politique font parfois grincer des dents de chaque côté des Alpes. En France, la tentative d’OPA d’ENEL sur Suez et les obstacles rencontrés par EDF pour se développer en Italie via sa filiale Edison ont grippé quelque peu les rapports franco-italiens. Dans la péninsule, on supporte mal l’activisme de Nicolas Sarkozy et son rapprochement avec les Etats-Unis. On aimerait également que la France ouvre un peu plus ses portes aux investissements italiens alors même que l’Italie a accueilli EDF (Edison), BNP Paribas (BNL) et d’importants actionnaires français au sein de Mediobanca. Il était temps de balayer les différents. Le sommet franco-italien de Nice du 30 novembre 2007 signe donc une volonté commune d’intensifier les relations économiques entre les deux pays. Le siège de la préfecture des Alpes-Maritimes à Nice, ancien palais des rois de Sardaigne où s'est tenu le sommet (Photo préfecture des Alpes-Maritimes) Energie, transport, immigration, défense, 4 thèmes forts pour sceller une nouvelle amitié. En matière énergétique l’accord signé entre ENEL et EDEF relève d’une véritable Pax Energetica entre les deux pays. Aux termes de cet accord, le groupe de Fulvio Conti contribuera à hauteur de 12,5% à la construction de la centrale EPR à Flamanville et à l’édification de deux nouvelles centrales à gaz d’EDF. ENEL a également signé une option pour prendre une participation dans les cinq centrales suivantes qui seront construites par EDF. Au total, l’investissement d’ENEL s’élèverait à 2 milliards d’euros. En échange, le groupe français aura accès à une capacité de production d’ENEL équivalente en prenant part à des projets italiens développés principalement en Russie, en Europe de l’Est et en Espagne. Le renforcement des collaborations énergétique entre les deux pays s’est également soldé par un accord entre la RTE et la TERNA concernant l’interconnexion électrique. Pour Jean-Louis Borloo, il est important de "faire du marché européen de l’énergie une réalité". le projet d'un grand groupe dans l’industrie de la défense européenne. Autre thème fort du sommet : la défense. Thales et Finmeccanica actuellement partenaires au niveau de projets spatiaux ont élargi leur coopération dans le cadre de la défense maritime. Ils se sont alliés pour ce partenariat avec DCNS (groupe français de construction navale militaire appartenant pour 25% à Thales et 75% à l’Etat). L’objectif de l’Italie et de la France dans ce domaine est claire : renforcer l’industrie de défense européenne et créer un des principaux groupes mondiaux dans le secteur de la défense sous-marine. Le transport et l'immigration ont également fait l'objet d'attention. Pour l’axe Lyon-Turin, le dossier devrait pouvoir être bouclé pour juillet 2008 et le projet achevé en 2024. Par contre, bien qu'Air France-KLM soit candidat à la reprise, le dossier d’Alitalia n’a pas été évoqué officiellement entre les deux parties . En ce qui concerne l’immigration, les deux pays ont signé une déclaration commune. Sara Fredaigue (www.lepetitjournal.com - Rome) jeudi 6 décembre 2007 Pour en savoir plus sur le Sommet de Nice, cliquez ici
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