| Ecrit par Nicolas Mangin,
le 05-12-2007 23:00
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L’Iran aurait cessé son programme nucléaire militaire depuis 2003 selon un nouveau rapport du renseignement américain. Cette annonce sonne comme une victoire diplomatique pour le président iranien Ahmadinejad, mais Bush et Israël restent sceptiques Le président iranien Mahmoud Ahmadinejad en compagnie de son ministre des Affaires étrangères Manouchehr Mottaki, lundi à Doha, au Qatar (Photo AFP)
"L'Iran était dangereux, l'Iran est dangereux, et l'Iran restera dangereux s'il a le savoir-faire nécessaire pour produire une arme nucléaire". Ce sont en ces termes plutôt froids que George W. Bush a accueilli les conclusions d’un nouveau rapport du renseignement américain publié lundi. Le dossier annonce que l’Iran aurait suspendu son programme atomique militaire depuis l’automne 2003. Le président iranien Mahmoud Ahmadinejad a vu là une victoire pour son pays, et une raison supplémentaire de poursuivre son programme d’enrichissement d’uranium à l’usage du nucléaire civil. Ce rapport n’est cependant pas au goût ni du président américain, ni d’Israël, qui, en la personne de la ministre des Affaires étrangères Tzipi Livni, a déclaré que l’Iran constituait toujours un danger. Côté russe, Vladimir Poutine a rappelé au négociateur sur le nucléaire iranien, en visite à Moscou mardi, les exigences du Conseil de sécurité de l’ONU quant à la suspension des travaux d’enrichissement d’uranium. Le doute subsiste Malgré le "haut degré de certitude" qui qualifie la conclusion du rapport, l’attitude à adopter face à l’Iran reste encore incertaine pour la communauté internationale. Sous le coup pour l’instant de trois résolutions du Conseil de sécurité, et de sanctions unilatérales des Etats-Unis – pressions faites sur les banques internationales pour cesser toute relation avec Téhéran – l’Iran souhaiterait en être exempté. Mardi, Wang Guangya, ambassadeur de Chine à l’ONU, a appelé le Conseil à y réfléchir. Le doute subsiste encore sur les intentions iraniennes. De plus, le rapport explique que la République islamique pourrait techniquement atteindre la quantité d’uranium suffisante pour fabriquer une bombe nucléaire à partir de 2010. Cette prévision semble cependant improbable dans les faits d’après le renseignement américain. Enfin, il confirme, avec "certitude", que des militaires travaillaient à l’élaboration d’armes nucléaires sous l’égide du gouvernement iranien jusqu’à l’automne 2003. Une chose est sûre : les sanctions à adopter contre l’Iran ne sont pas prêtes de faire consensus à l’ONU. Nicolas MANGIN. (www.lepetitjournal.com) jeudi 6 décembre 2007 En savoir plus Le Monde – Nucléaire : intentions et possibilités de l’Iran L’Express – Iran : la revanche du renseignement américain Libération – Avec l’Iran, Bush reste menaçant Le Figaro – Iran : Washington relativise la menace nucléaire
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