| Ecrit par ROME,
le 10-12-2007 23:00
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Présents dans 130 pays, les Conseillers du Commerce Extérieur sont choisis pour leurs compétence à l’international. En Italie, une soixantaine de conseillers sont au service des pouvoirs publics et des entrepreneurs français. Pierre Destefanis, Président de la section italienne revient sur leurs rôles En tant que Président des Conseillers du Commerce Extérieur, pouvez-vous nous expliquer qui ils sont ? Les Conseillers du Commerce extérieur sont des chefs d’entreprise européens qui travaillent pour des entreprises françaises, généralement à l’étranger. Ce sont 3 800 conseillers dans le monde dont 60% hors métropole. Ils sont nommés par décret par le Ministre du commerce extérieur. Ce sont des personnes qui, en acceptant leur charge (chaque conseiller paie une cotisation annuelle de 800 euros) dédient une partie de leur temps pour promouvoir le développement des entreprises françaises à l’étranger.
Pierre Destéfanis, Président des Conseillers du Commerce Extérieur (photo CCEF) Quel est leur rôle principal ? Nous informons la Mission Economique au niveau macroéconomique sur notre secteur d’activités. Nous accompagnons également l’Ambassade et la Mission Economique dans le cadre d’opérations spécifiques pour promouvoir l’exportation française en Italie. Par exemple, dans le cadre des "journées acheteur", la Mission économique peut nous appeler pour faire des conférences, participer à des réunions afin de répondre aux questions de futurs exportateurs en Italie. Nous assistons par ailleurs ces derniers dans leur développement en Italie. Nous participons aussi à des comités internationaux spécialisés au sein du CNCCEF* (fiscalité, Europe, pôles de compétitivité…) pour chercher à tirer parti du meilleur de chaque pays et harmoniser la législation et les méthodes de travail si nécessaire. A titre personnel, je fais partie du comité de fiscalité internationale dont l’objectif est d’harmoniser les règles fiscales. Nous agissons également au niveau européen. Nicolas Diers, un des C.C.E. en Italie, fait par exemple partie du comité de lobbying à Bruxelles pour les primes à l’exportation données par la Communauté Européenne. Enfin, nous essayons de promouvoir le développement des V.I.E*.
Comment concrètement aidez-vous les PMI-PME à exporter ou s’implanter en Italie ? Comment se fait l’accompagnement ? Notre objectif est de favoriser les exportations à l’étranger. Nous transmettons des informations sur notre secteur, des informations d’ordre général comme les modalités de règlements ou la réglementation. Nous ne sommes néanmoins pas là pour leur tenir la main, nous ne sommes pas des tuteurs. Nous connaissons par contre bien les différences entre la France et l’Italie. Nos conseils permettront donc à ces entreprises d’éviter les pièges classiques. Généralement, nous dirigerons l’exportateur vers quelqu’un de son secteur. Celui-ci le recevra pour lui expliquer le marché italien, lui donner des contacts qui faciliteront son entrée sur le marché. L’objectif est de lui faire gagner du temps et de lui éviter les erreurs dues aux différences culturelles et administratives du pays. Propos recueillis par Sara FREDAIGUE. (www.lepetitjournal.com - Rome) mardi 11 décembre 2007 * CNCCEF : Comité National des Conseillers du Commerce Extérieur. * V.I.E. : Volontaires internationaux en Entreprises Pour plus d’informations sur la section italienne : www.ccef.it A lire également : ENTRETIEN - Elise Lehoczky Colombo (CCE) : "Apporter bénévolement son expertise à l'Etat" EMPLOI - Le VIE, une formule gagnant gagnant INTERVIEW - S'implanter en Italie, selon le directeur de Renault
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