| Ecrit par Marie Varnieu,
le 05-12-2007 23:00
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Le mois dernier, un supporter de la Lazio était abattu par un policier après des rixes entre supporters. C’est le troisième décès cette année imputé à des violences inter-tifosi
 Certains groupes de supporters dits "à risques" ont été interdits de déplacement (Photo DR)Le Calcio est gangrené par la violence. Cela n’est pas une nouvelle mais trois morts en un an, ce n’est plus supportable. Le 11 novembre, un supporter italien a été tué par un policier alors que des bandes rivales de la Juventus et de la Lazio de Rome étaient en train d’en découdre sur un parking d’autoroute. Le policier a d’abord tiré en l’air avant qu’une balle perdue n’atteigne le lazialo. Gabriele Sandri, jeune DJ romain, est décédé des suites de ses blessures. Au début de l’année, et coup sur coup, un dirigeant d’un club amateur qui protégeait ses joueurs des tifosis adverses et un policier qui intervenait lors de débordements pendant le derby sicilien Catane-Palerme avaient aussi trouvé la mort. A l’époque, les matches avaient été ajournés. Cette fois, pour la mort de Gabriele Sandri, le coup d’envoi des rencontres a simplement été reporté. Les réactions après ces trop nombreux drames ont fait coulé beaucoup d’encre, notamment celle d’Antonio Matarrese, président de la Ligue italienne des clubs professionnels, qui contestait le report des rencontres : "Nous sommes touchés, mais le spectacle doit continuer. Les morts font malheureusement partie de ce très grand mouvement qu'est le football et que les forces de l'ordre ne réussissent toujours pas à contrôler. Le football ne doit jamais s'arrêter. C'est la règle n°1: le football est une industrie (...). Pensez-vous qu'il y ait une industrie qui ferme ses usines et qui ne sait pas quand elle les rouvre?" Les joueurs ont peur Cette année, et pour tenter d’enrayer ce phénomène de violence, le déplacement de groupe de supporters dits "à risques" ont été interdits. Ainsi, l'Observatoire italien sur les manifestations sportives a sanctionné six clubs de Série A et deux de Série B le temps… d’un seul match. On est donc encore loin des mesures françaises d’interdiction de stade et l’obligation pour les exclus de pointer aux heures de match au commissariat. Les joueurs qui évoluent dans le championnat italien avouent même être choqués par des incidents qui entraînent des envahissements du terrain et l’arrêt des matches. Ballon d’Or 2007 et Milanais, Kaka estime que "tous ces actes de violence risquent d'éloigner les meilleurs joueurs de notre Serie A". Quant au défenseur italien Fabien Cannavaro, prédécesseur du Brésilien comme meilleur joueur du monde, il est "content de jouer à l'étranger". Le défenseur du Real Madrid ajoute "être fatigué des images qui parviennent des stades italiens"... Pourtant, ces images devaient disparaître des écrans. En février, Romano Prodi avait promis "un dispositif solide" qui permette de "modifier radicalement la situation. Le sport doit s’arrêter pour réfléchir". Marie VARNIEU. (www.lepetitjournal.com) jeudi 6 décembre 2007
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