| Ecrit par Nicolas Mangin,
le 04-12-2007 23:00
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L’établissement français du sang a décrété l’urgence. Il ne lui reste que 10 jours de stocks en globules rouges. L’EFS lance donc un appel au don du sang pour faire face au risque de pénurie à l’approche des fêtes de fin d’année Une collecte de sang à la mairie de Toulouse, le 20 janvier 2006 (photo AFP)
L’établissement français du sang ne dispose que de 10 jours de stocks de globules rouges. La situation s’avère alarmante à l’approche des fêtes de fin d’année. Cette période est particulièrement meurtrière sur les routes ; les besoins en sang y sont accrus. Le niveau des stocks est particulièrement préoccupant en région Île-de-France et en PACA. Le risque de pénurie actuelle pourrait s’expliquer par les conflits sociaux du mois de novembre au sein des transports publics qui auraient fait baisser la fréquentation des sites de collecte. Mais le manque de sang de plus en plus chronique est surtout dû à un problème de fond. La demande ne cesse en effet d’augmenter - +5% en 2007 - tandis que les dons stagnent. Seuls 4% des Français, soit 1,5 millions de personnes, ont donné leur sang en 2006. Les besoins dans l’Hexagone sont estimés par l’EFS à 8.800 dons par jour… Quand on veut, on ne peut pas toujours Le problème provient également du fait que donner son sang se heurte à des critères très stricts, mais évidents pour des raisons de précaution. Récemment, un grand pas a été effectué puisque les homosexuels ont été autorisés à donner leur sang, possibilité qui leur était interdite depuis 1983. Il faut avoir entre 18 et 65 ans pour pouvoir donner son sang – 60 ans maximum si c’est une première fois. Ce n’est pas possible si l’on a eu des rapports sexuels non protégés ou voyagé dans certains pays étrangers. Les personnes ayant par exemple effectué un long séjour dans les îles britanniques entre 1980 et 1996 - période de la "vache folle" - sont interdites de don. Même chose pour les gens ayant subi une transfusion sanguine, une intervention chirurgicale ou un soin dentaire récent, un tatouage ou un piercing de moins de 4 mois. Enfin, sont écartées aussi les personnes pesant moins de 50 kilos ou qui ont souffert du paludisme. Les besoins en sang sont plus que jamais vitaux : 500.000 malades en ont besoin chaque année, notamment pour les opérations chirurgicales, les accouchements, et le traitement des cancers et maladies hématologiques. Nicolas MANGIN. (www.lepetitjournal.com) mercredi 5 décembre 2007 En savoir plus Liste des contre-indications au don Savoir où donner Renseignements (numéro azur) : 0 810 150 150
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