| Ecrit par ROME,
le 19-12-2007 23:00
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La fondation Memmo accueille au Palais Ruspoli jusqu’au 27 janvier 2008, 57 œuvres de la collection privée de Pérez Simòn. Voyage pictural du XIVème au XIXème siècle, l’exposition "De Cranach à Monet" propose un parcours à travers l’école italienne, allemande et française. Promenade intime dans l’âme d’un collectionneur "Les œuvres qui composent la collection ont pour moi la valeur d’une personne chère. Je leur professe amour et dévotion, je partage ma vie et converse avec ces œuvres, en les tutoyant comme un ami." C’est par ses mots que Juan Antonio Pérez Simon présente sa collection de peintures, une des plus importantes d’Amérique Latine. Ce rapport intimiste se retrouve dans l’exposition "De Cranach à Monet" présentée au Palais Ruspoli par la Fondation Memmo. Lumière tamisée, bruits des pas minimisés, inscriptions discrètes, le visiteur se retrouve dans l’anti-chambre du collectionneur. Loisir lui est donné de laisser son âme vagabonder. Le plaisir est au rendez-vous. Tel un voyeur, on se laisse gagner par l’émotion du passionné.
Benvenuto di Giovanni - Madonne avec enfant. Seconde moitié du XVème s. - gouache sur toile
Parcours synthétique dans l’histoire de la peinture européenne Véritable parcours synthétique dans l’histoire de la peinture européenne, l’exposition dresse un portrait sur cinq siècles et six écoles picturales. Les œuvres de l’école allemande et italienne du XIV au XVIè siècle ouvrent la voie. Benvenuto di Giovanni présente une Madonne idéalisée évoquant une icône byzantine. Le Rinascimento s’exprime dans La Charité et San Jérôme dans un paysage rocailleux de Cranach le Vieux. Plus loin, le Baroque flamand prend toute son expression dans la Vierge et l’enfant bénissant de Rubens. Saint Jean-Baptiste prêchant dans le désert de Pieter Brueghel révèle, par son sens de la narration, une des caractéristiques de la peinture d’Europe du Nord au XVIIème siècle.
Un hommage à la peinture française
Edwin Long, Vashti, 1878 - huile sur toile
La peinture française du XIXème n’est pas en reste. L’influence de l’Ecole de Barbizon se retrouve dans les œuvres de Corot, Breton, Dupré. La révolution des couleurs engendrée par l’impressionnisme prend son expression notamment dans les œuvres d’Eugène Boudin (Scène de plage au coucher du soleil), de Camille Pissaro (Rouen sous la neige) ou de Claude Monet (Antibes). Le Postimpressionnisme est dignement représenté par des peintures de Paul Cézanne (Scène légendaire) et de Paul Gauguin (La campagne de Lolichon et l’église de Pont Aven). Déjà se dévoilent à travers les œuvres les bouleversements sociaux engendrés par la révolution industrielle de la fin du XIXème siècle. Parallèlement, l’école pré-raffaëlite invite le visiteur à découvrir une sensualité picturale dans la Venus Verticordia de Dante Gabriele Rosseti ou Vashti d’Edwin Long. Là, tout n’est qu’ordre et beauté… Luxe, calme et volupté… Telle l’Invitation au voyage de Baudelaire, on se laisse emporter. Sara FREDAIGUE. (www.lepetitjournal.com - Rome) jeudi 20 décembre 2007.
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