| Ecrit par Nicolas Mangin,
le 29-11-2007 23:00
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Deux ans après son premier album consacré double disque d’or, Pauline Croze revient avec une nouvelle galette. Musicalement plus abouti, Un bruit qui court est aussi plus audacieux. Moins grand public donc, mais toujours aussi débordant de talent On dit de Pauline Croze qu'elle exprime la rage avec grâce
Parfois les artistes se coupent du grand public avec un premier album complexe. Le talent tous azimuts ne fait pas forcément le tube de l’été. Et parce qu’il faut bien vendre pour vivre de sa musique, le deuxième album devient plus "radiophonique", perdant en originalité. Pauline Croze a fait l’inverse. Les mélodies de son premier album sorti en 2005 sont rapidement devenus entêtantes pour les aficionados. T’es beau, Mise à nu, M’en voulez vous, sont autant de morceaux qui sont passés en boucle sur les ondes. Avec sa guitare balançant un son pop/folk et sa voix si particulière, on sentait qu’elle pouvait aller encore plus loin. Après 150 concerts, elle a voulu quelque chose de plus dynamique, tout en conservant le charme aérien qui a fait son succès. Le festival des Inrocks en 2003, l’Olympia en 2006, et un double disque d’or plus tard, Pauline Croze l’a concrétisé en effet. Sorti mi-novembre, son deuxième album, Un bruit qui court, est plus expérimental, plus audacieux, mais le talent est intact et prend tout son sens.
En français dans le texte Mieux arrangé, Un bruit qui court a presque été entièrement composé par la chanteuse – textes et musiques. C’est donc pour cela que ses influences s’y retrouvent cette fois. Electro dans le titre Un bruit qui court, jazz dans Sur ton front, trip-hop dans A l’évidence… Et surtout le reggae languissant d’Un jour de foule, futur hit à n’en pas douter. Les paroles sont toujours aussi poétiques, rythmées par des jeux de mot propres à cette nouvelle chanson française avec laquelle Pauline Croze explique n’avoir comme lien que le fait de chanter en français. Manier la langue c’est son dada. Mais la chanson française beaucoup moins. Alors elle a épuré les textes, cherchant avant tout à créer des ambiances qui invitent à un nouveau voyage musical sur chaque morceau. Et pour cela, elle s’est muni d’un drôle d’attirail : gamelan, hang, calebasse, guimbri, marimbula et bapang. Ajoutez à ça une basse funky, un saxo jazzy, et vous obtenez sans doute l’un des albums les plus envoûtants de cette fin d’année. Nicolas MANGIN. (www.lepetitjournal.com) vendredi 30 novembre 2007 Un bruit qui court, Wagram, sorti le 12 novembre. Les 10 et 11 mars 2008 en concert au Bataclan, à Paris. En tournée dans toute la France jusqu'en mai 2008.
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