| Ecrit par LE CAIRE,
le 29-11-2007 23:00
|
|
La route du désert qui relie le Caire à Alexandrie est de plus en plus verte. Des villages comme El Souleymanieh, la Vallée des Rois, et la Campagne européenne ont attiré les petits investisseurs. Mais leur emplacement stratégique et l'augmentation du prix des terrains suscitent les convoitises.  Les prix de ces terrains achetés par des particuliers ont explosé en quelques années (Photo DR)
A 29 km de l'entrée du péage vers Alexandrie, la campagne européenne, où ont acheté environ dix mille investisseurs, ouvriers et ingénieurs, est divisée en plusieurs terrains: campagnes suisse, néerlandaise, italienne,française …etc. Il s’agit de fermes, de terres cultivées, ou de têtes de bétails. Les motivations sont variées: y habiter où consommer de meilleurs produits mais tous ceux qui ont acheté cherchent à s'éloigner des tracas de la ville. “J’en ai eu ras le bol des embouteillages, de la pollution et des aliments infectés. Je souhaite mener une vie saine et pure avec ma famille. J’épargne une somme chaque mois pour pouvoir construire ma villa et aller vivre là-bas”, explique Karim Salama, propriétaire d’une terre à la campagne norvégienne. Toutefois, la flambée des prix de ces terres et leur emplacement stratégique attirent l’attention. “Le prix du feddan (environ 4,2 km2) est passé de 35.000 L.E en 2003 à 150.000 L.E aujourd'huit”, estime Gamal Yehia, propriétaire d’un bureau de courtage pour la vente de terres et d’appartements à Medinet-Nasr. Plusieurs vedettes, comme l'acteur Hussein Fahmi, se sont installés dans des lieux avoisinants en recherche de sérénité, un facteur de plus qui a contribué à l'explosion des prix de ces terres. Démolition de puits “J’ai été informé de la démolition de puits, ce qui affecte la production agricole et bovine”, a declaré Abdallah Saad, PDG de la compagnie internationale Samarkand pour la construction et le développement agricole, et propriétaire de la compagnie “la belle campagne d’Egypte”. Une démolition ordonnée par les autorités, alors que comme l'a indiqué Abdallah Saad, les puits avaient été creusés selon des permis obtenus de du ministère de l’Irrigation. “La démolition de huit puits a occasionné un manque en eau dans les terres. Ce sont de grands investisseurs qui agissent ainsi pour s’emparer des terrains à n’importe quel prix”, s'émeut Rabab Mostafa Ahmad, propriétaire d’une ferme à la campagne suisse. Plusieurs particuliers ont reçu des offres d’achat plus qu'intéressantes. “On m’a proposé un quart de million pour ma terre qui ne dépasse pas les deux feddans et où je n’ai construit qu’une petite maison pour le fermier”, raconte Amir Salama, employé dans une compagnie pétrolière. Safaa Ismail.(www.lepetitjournal.com, Le Caire), vendredi 30 novembre 2007.
|