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PROCÈS COLONNA - La défense sème le doute |
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| Ecrit par Marie Varnieu,
le 28-11-2007 23:00
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Au fil du procès, l’accusation prend l’eau et Yvan Colonna en profite. Si l’on est encore loin d’un acquittement, la défense mange son pain blanc
Comme dans n’importe quel procès, le doute doit profiter à l’accusé. Yvan Colonna, jugé par une cour d’Assises spéciale jusqu’au 12 décembre, a été présenté dès son arrestation il y a quatre ans comme l’assassin du Préfet Erignac. Mais, depuis le début du procès, la défense s’est attelée à démonter une par une les accusations qui plaident en faveur de la culpabilité du berger de Cargèse. Les témoins appelés à la barre de la Cour d’Assises ont tout à tour fait le jeu de la défense. Le médecin légiste qui a autopsié le corps du Préfet a en effet affirmé au vu de la trajectoire des balles que le tireur devait être de taille égale à celle d’Erignac, soit 1m83. Onze centimètres de plus que Colonna… Un détail qui s’ajoute à la non-reconnaissance de l’accusé par la principale témoin du meurtre. Lors du tapissage policier, elle n'a pas désigné Yvan Colonna comme l’homme qui a tiré sur le Préfet alors qu’il était sous ses yeux. "Il était blond cendré." Pas Colonna.
"Je ne suis pas l’assassin" Le climat à l’époque du meurtre était à la guerre des polices. Georges Lebbos, membre de la Division nationale antiterroriste, a obtenu le 23 mai 1999 les aveux de Didier Maranelli, un des membres du commando corse condamné depuis à 15 ans de réclusion. Selo lui, Colonna serait bien le meurtrier du Préfet Erignac. Mais de l’eau a coulé sous les ponts et Maranelli a retiré ses déclarations…Le SRPJ d’Ajaccio contestait déjà la piste des nationalistes agricoles défendue par l'ancien patron de la police antiterroriste Roger Marion, aujourd'hui Préfet de Corse. La famille Erignac espère toutefois que d’ici à la fin du procès, elle saura pourquoi leur mari, leur père ou leur frère a été tué. Depuis le box des accusés, Colonna leur a lancé un "je ne suis pas l’assassin." Cela ne suffira sûrement pas à forger l’intime conviction des magistrats de la Cour. Jusqu’au 12 décembre, des rebondissements sont encore à prévoir. A commencer dès demain, avec la comparution des membres du commando corse Erignac. Marie VARNIEU. (www.lepetitjournal.com) jeudi 29 novembre 2007
En savoir plus Dossier spécial du Figaro Yvan Colonna : le procès
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