| Ecrit par Cécile Boutelet,
le 28-11-2007 23:00
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Pour la première fois, une réunion publique a réuni toutes les têtes des listes candidates à l’Assemblée des Français à l’étranger (AFE). Compte-rendu d’une vraie rencontre politique contradictoire, trop rare à l'étranger, avant le vote de dimanche 
Les candidats répondent aux électeurs, sous la modération d'Etienne Halmagrand (de gauche à droite Messieurs Chapat, Clave, Halmagrand, Langlet et Madame Urban. Photo C.B.) C’est une première. Les quatre candidats à l’élection de l’Assemblée des Français de l’étranger se sont rassemblés mardi soir devant un public d'électeurs français à Berlin. Claude Chapat, Paul Clave, Jean-Marie Langlet et Catherine Urban ont, pendant plus de deux heures, confronté leurs points de vue et dialogué avec les participants de la soirée-débat organisée au café Chez Etienne, à Kollwitzplatz, au cœur de Prenzlauer Berg. Le public, une quarantaine de personnes, comptait bien sûr pas mal de militants, mais aussi de simples citoyens, souvent jeunes, curieux de rencontrer ceux qui les représentent et font entendre leur voix en France. Engagement partisan ou non partisan ? Claude Chapat, Paul Clave, Jean-Marie Langlet et Catherine Urban se sont d’abord présentés au public, évoquant leur parcours et leur appartenance politique. C’est sur ce dernier point qu'ils ont d’abord montré leurs différences. L'engagement à l'AFE est-il partisan ou non partisan? Claude Chapat, tête de la liste ADFE, a insisté sur l’importance de ses convictions idéologiques, sur lesquelles il a dit s'appuyer pour lutter contre le retrait de l’administration et des services consulaires à l’étranger. Les autres ont au contraire minimisé l'importance de leur choix partisan dans leur travail de conseiller AFE. Catherine Urban a notamment mis l’accent sur son action au service des familles franco-allemandes dans le cas des séparations difficiles. Jean-Marie Langlet a de son côté mis en exergue la nécessité de donner une dimension européenne à l’amitié franco-allemande, en travaillant des deux côtés de la frontière avec des expatriés des deux pays. Paul Clave a rappelé que les décisions au sein de l’AFE se prenaient la plupart à l’unanimité, à l’instar du rapport sur la création de députés de l’étranger, dont il est l’auteur, et qui s’appuie sur le travail et l’assentiment des élus de tous bords. Cellule de démocratie Le public, plutôt discret au début du débat, est finalement intervenu, bousculant parfois les habitudes des candidats. Les préoccupations des électeurs présents ? Les problèmes du quotidien, et notamment, le sentiment de manquer d’informations. Sur le nombre de Français en Allemagne, sur les places dans les jardins d’enfants franco-allemands, sur les dispositifs existants, et finalement, sur les raisons de voter pour les élections à l’AFE... Une curiosité et un besoin qui ont pu s'exprimer lors de la réunion, et trouver des réponses. Au-delà des différences de style, de perspectives et d’expériences, les candidats et les élus ont pu rendre compte de leur action et de leurs projets à des électeurs non acquis à leur cause ou à leur personne. La réunion a permis une véritable rencontre et un échange d’informations directes, moments essentiels de la démocratie, mais souvent trop rares lorsqu’on est à l’étranger. Cécile BOUTELET. (www.lepetitjournal.com - Berlin) jeudi 29 novembre 2007 Le vote pour élire les conseillers à l’Assemblée des Français à l’étranger à lieu dimanche ! Si vous n’avez pas voté par correspondance, vous pouvez vous rendre dimanche au consulat, de 8h à 18h.
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