| Ecrit par Marion ERAUSO,
le 03-12-2007 23:00
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Au début des années 1980, à peine son diplôme d’ingénieur en poche, Thierry Dalimier sait déjà comment combiner sa passion pour les voyages et son travail. Il part 10 ans en Colombie, où il travaillera pour une ONG qui développe des programmes de construction à bas prix en remplacement des bidonvilles de Bogota, Cali ou encore Medellin. Mais, la situation géopolitique de la Colombie s’aggravant, il rentre en Europe où il sillonnera l’Italie et la Bosnie avec MSF, en tant qu’ingénieur dans les camps de réfugiés. C’est dans un cadre professionnel que Thierry Dalimier arrive au Cambodge en 1997. En 2000, son installation dans le pays devient définitive avec la création de Kosan Engineering, bureau d’études qui travaille sur des chantiers de développement des infrastructures cambodgiennes, comme la rénovation du marché central de Phnom Penh ou encore la construction de 14 ponts dans les provinces du Nord. Peu après, un second tournant marque la vie de Monsieur Dalimier. Il est contacté par l’Ambassadeur de Belgique de l’époque, alors à la recherche d’un consul. En 2003, Thierry Dalimier prend officiellement ses fonctions.
Le rôle du consul A la différence de l’ambassadeur qui est élu pour trois ans, le consul détient un mandat à durée indéterminée. De plus, ambassadeur et consul n’ont pas le même niveau de représentation : le premier est en charge des relations avec les Etats tandis que le second est en contact direct avec les populations. Cependant, le rôle de Thierry Dalimier n’est pas aussi clair : la Belgique n’étant pas un assez " grand pays " pour avoir sa propre ambassade au Cambodge, l’ambassadeur de la Belgique en Thaïlande l’est aussi pour le Cambodge, le Laos et le Myanmar. De ce fait, Monsieur Dalimier représente l’Etat Belge lors de différentes célébrations, et organise des évènements fédérateurs comme la Fête du Roi des Belges ou encore la Saint Nicolas. Outre ce rôle de représentation, le consul est l’interlocuteur privilégié des Belges au Cambodge, notamment en cas de problème (rapatriement…), mais aussi des cambodgiens qui veulent se rendre en Belgique. On compte une cinquantaine de demandes de visa par an. Un intérêt social avant tout La motivation principale de Thierry Dalimier est d’ordre social : rencontrer la communauté belge du Cambodge soit une centaine de ménages travaillant dans les secteurs de l’hôtellerie/restauration et des ONG. Si la communauté connaît de nombreux mouvements de population, son nombre reste relativement stable. Aujourd’hui, Monsieur Dalimier est toujours aussi heureux de son statut de consul : grâce à cela, il dit avoir trouvé " une source d’enrichissement, de connaissances et d’épanouissement " au contact des populations belge et cambodgienne.
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